Notre confrère Aurélien Cabezon du site Vulnérabilité.com nous
propose un article très intéressant consacré au marché de l'antivirus,
et notamment aux réactions des divers éditeurs face à l'arrivée de
Microsoft dans ce secteur.
Microsoft dévoile peu à peu sa stratégie et son positionnement dans le
domaine de l’antivirus et de la sécurité informatique. Les principaux
acteurs de cette discipline regardent Redmond du coin de l’œil, mais
que pensent-ils réellement de l’arrivée du géant américain sur ce
marché ' À travers cette interview collective, McAfee, Sophos,
Bitdefender, Kaspersky, Trend Micro et Symantec répondent à nos
questions.
Que pensez-vous de l'arrivée de Microsoft sur le marché de la sécurité informatique '
Annie Gay – Sophos On ne peut pas vraiment parler de « l’arrivée
» de Microsoft sur le marché de la sécurité informatique. Microsoft a
déjà fait par le passé plusieurs tentatives dans ce domaine : Dos4
incluait un antivirus, Windows95SP2 incluait McAfee, et il y a 2 ans,
avec le rachat de la société Gecad. Toute initiative consistant à
améliorer la sécurité des utilisateurs informatiques ne peut être que
saluée par les acteurs responsables sur ce marché, et donc Sophos
accueille favorablement toute initiative de Microsoft allant dans ce
sens.
Eric Beaurepaire – Symantec Le marché depuis quelques années
demande de plus en plus de sécurité pour leurs applications et
infrastructures IT. En tant que acteur majeur du marché, l'arrivée de
Microsoft n'est pas une surprise, et se devait de répondre à l'attente
de ses clients notamment avec son initiative "trustworthly computing".
De plus, Microsoft devrait contribuer à la sensibilisation des
utilisateurs et des entreprises, ce qui est une bonne chose.
Thierry Evangelista – McAfee Microsoft détient près de 80% de parts
de marché dans le domaine des systèmes d'exploitation et est par
conséquent très exposé vis-à-vis des vers, virus et autres exploits
affectant Windows. Il parait donc tout à fait logique que Microsoft
annonce une stratégie sécuritaire visant à renforcer la fiabilité de
ses divers logiciels et son arrivée sur le marché de la sécurité
informatique n'est donc pas vraiment une surprise.
Stéphane Pacalet – Bitdefender Cela est logique et était attendu
depuis longtemps. Ils ne pouvaient pas rester sans réponse face aux
nombreuses critiques les visant sur le manque de sécurité récurrent de
leurs produits et par ailleurs nous savons tous que Microsoft n'est pas
du genre à laisser passer un marché florissant. Or, le marché de la
sécurité informatique est celui qui connaît le plus fort taux de
croissance actuellement et toutes les études montrent que ce sera
encore le cas pour quelques années.
Stéphane Le Hir – Kaspersky Cela permet, dans un sens, d’appuyer
le message qu’il faut se protéger sur Internet et que les risques sont
sérieux pour ne pas les prendre à la légère. Maintenant en ce qui
concerne le point de vue d’un éditeur antivirus que nous sommes et qui
devront dans une certaine mesure affronter la concurrence d’un poids
lourd de l’informatique, il est encore trop tôt pour avoir un avis tant
que la disponibilité, les tarifs et surtout les services associés (mise
à jour, support, désinfection, …) ne sont pas connus.
Trend Micro L’intention de Microsoft est bien connue, il s’agit
de renforcer ses services et produits de sécurité. Néanmoins, Trend
Micro croit fermement que nos solutions souples, complètes et
multicouches sont bien placées pour sécuriser les réseaux actuels des
entreprises et des PME contre les virus, le spam, le spyware, le
phishing, les réseaux de bots et autres menaces associées à Internet.
Il est clair que l’intention de Microsoft de pénétrer ce marché en fait
un concurrent. Il se peut que les prix qui seront pratiqués par
Microsoft soient un facteur de succès, mais Trend Micro pense que les
entreprises et les PME continueront de demander mieux qu’une solution
bon marché. Avec 20 années d’expérience, Trend Micro est bien placé
pour propose les solutions expertes que ses clients demandent.
Pensez-vous que l'arrivée d'un acteur du poids de Microsoft sur le marché de la sécurité soit positive pour les clients finaux '
Annie Gay – Sophos Oui, bien sûr, en particulier pour les
clients Grand Public, qui ont été jusqu’à présent assez mal protégés.
Et beaucoup trop de virus anciens continuent à se propager parce qu'un
grand nombre d'utilisateurs particuliers n'ont tout simplement pas de
protection à jour. Pour les entreprises, ce sera positif à plus long
terme. Il faut en effet que Microsoft démontre d’abord sa capacité à
servir ce marché avec la qualité de service qui y est requise. En
effet, Les utilisateurs professionnels ont des exigences très élevées
sur la réactivité des laboratoires d'analyse, la fiabilité des
produits, le niveau du support technique et la couverture de tous les
types de plates-formes déployées en entreprise.
Eric Beaurepaire – Symantec Toutes initiatives concrètes et
solides ne peuvent être que bonnes pour les clients, qui ont
véritablement besoin de solution et de support en sécurité de la part
de leur fournisseur. Maintenant, on ne peut prétendre être un acteur de
la sécurité en ne proposant que des produits. La réelle valeur ajoutée
d'un acteur du marché de la sécurité, passe par la mise à jour des
solutions, la veille, la connaissance des menaces sécurité et la mise
en place d'une infrastructure 24/24 supportant cet ensemble, sans
oublier les services de conseils, et d'implémentation de solutions de
sécurité qui sont très demandées.
Thierry Evangelista – McAfee Je pense que l'impact de la
stratégie sécuritaire de Microsoft se fera essentiellement ressentir du
côté du grand public que de celui de l'entreprise. La majorité des
particuliers est complètement néophyte en matière de sécurité et n'est
absolument pas sensibilisée aux meilleures pratiques à adopter en
matière de sécurité (pour caricaturer, je dirai que la ménagère de
moins de 50 ans estime que son PC est sécurisé du moment qu'il est
livré avec un anti-virus... même si elle n'effectue qu'une mise à jour
trimestrielle). En ce qui concerne le monde de l'entreprise, dans
lequel Microsoft a encore tout à démontrer, je resterai plus
circonspect.
Stéphane Pacalet – Bitdefender Sur le principe, l'arrivée d'un
nouvel acteur sur un marché est plutôt positif et à tendance à le
dynamiser. Dans le cas présent, la situation est très différente. En
effet, Microsoft ne va pas apporter sur le marché de nouvelles
solutions, une offre élargie, mais au contraire, par les multiples
rachats entrepris, il réduit le choix du consommateur. Sa politique
commerciale, dont nous ne pouvons certes préjuger, risque également de
faire disparaître un certain nombre d'acteurs comme cela a déjà été le
cas pour d'autres secteurs sur lesquels Microsoft a choisi de se
focaliser. La seule chose positive est qu'ils vont participer au
travail d' « évangélisation » et de prise de conscience des risques que
les éditeurs de sécurité mènent depuis plusieurs années auprès du
public. Sur ce point-là, et ce point-là seulement, leur venue est
positive.
Stéphane Le Hir – Kaspersky Oui c’est positif en un sens, mais
encore une fois tout dépendra du message qu’ils feront passer. Car on
le sait tous que Microsoft avec sa tentative de mettre un antivirus
avec Dos s’était soldé par un désastre, si bien que les clients avaient
la fausse impression d’être protégé (ce qui est bien pire que tout).
Chez Kaspersky, on le sait bien que tout ne repose pas sur la qualité
du produit antivirus mais sur les services associés : support, mise à
jour. (la preuve, certains logiciels gratuits se débrouillent plutôt
bien même si certaines fonctions importantes manquent à l’appel, et
donc uniquement le moteur de scan manuel est à peu près correct). En
effet, le meilleur produit antivirus du marché ne vaut absolument rien
si la fréquence des mises à jour est insuffisante ou si les antidotes
développés ne sont pas efficaces. Pour rappel, sur le marché des
logiciels antivirus, certains appellent mise à jour de leur logiciel
des opérations qui s’effectuent tout juste une fois par semaine et
quand on sait qu’il y a environ 200 nouveaux virus par jour dans le
monde cela fait froid dans le dos. Peut-on alors toujours les appeler «
mises à jour » ! Donc si le client reçoit le service adapté et les
informations objectives (et non marketing) sur les mesures à prendre
pour ce protéger alors le client peu réellement se sentir aider dans sa
sécurité et non comme un client à qui on peut vendre un nouveau service.
Trend Micro L’utilisateur veut toujours avoir plus de choix, et
l’arrivée de Microsoft élargira certainement ce choix. Mais sur le long
terme, l’utilisateur privilégie la qualité et une protection réelle
contre les dernières menaces.
Microsoft réalise ces derniers mois de nombreuses opérations avec
des acteurs et éditeurs du marché de la sécurité. Quelle est votre
position à ce sujet ' Et considérez-vous ainsi Microsoft comme un
partenaire ou comme un compétiteur '
Annie Gay – Sophos Partenaire et concurrent à la fois, ce qui
est assez habituel sur ce type de marché. Nous sommes évidemment
partenaires technologiques avec Microsoft, nos équipes techniques sont
en relation permanente. Sophos n’est pas présent sur le marché des
clients Grand Public. Nous ne sommes donc pas concurrents sur ce
segment de marché, contrairement à d’autres grands éditeurs d’antivirus
qui vont y subir un affrontement assez rude. Sur le marché des
entreprises, Microsoft ne sera que partiellement présent, puisque ne
protégeant que son O/S. Or, de nombreuses autres plates-formes ont
besoin de protection. Beaucoup d’entreprises, compte tenu de
l’hétérogénéité de leur parc, préféreront s’adresser à un éditeur
capable de protéger l’ensemble de leur architecture. Des éditeurs tels
que Sophos ont des années d'expérience et de reconnaissance du marché à
leur actif et continueront à faire bénéficier leurs clients de
l'engagement sans concession de purs spécialistes de la sécurité.
Eric Beaurepaire – Symantec Nous restons le partenaire Microsoft
le plus important en terme de sécurité. La qualité de nos services
attendue par nos clients et donc leur satisfaction ne peuvent remettre
en cause les relations de collaboration que nous avons aujourd'hui. De
plus, nous sommes souvent partenaires en termes de communication,
sensibilisation du marché comme lors de la première semaine de la
sécurité au mois de juin. Aujourd'hui dans l'univers informatique, de
par l'évolution du marché, les fusions, les acteurs majeurs sont tous
partenaires et compétiteurs.
Thierry Evangelista – McAfee A ce jour, Microsoft est davantage
un partenaire de McAfee qu'un compétiteur, même si la firme de Redmond
a annoncé son entrée prochaine sur le marché de l'anti-virus pour le
grand public. McAfee se veut un acteur global de la sécurité et est
présent sur de nombreux secteurs de marché sur lesquels Microsoft est
absent: prévention des intrusions réseaux et systèmes, anti-virus,
anti-spyware, anti-spam, filtrage de contenu, firewall et enfin gestion
des risques et des vulnérabilités... Par ailleurs, il faut garder à
l'esprit que McAfee réalise près de 70% de son chiffre d'affaires avec
les entreprises et est par conséquent moins directement impactée par la
stratégie de Microsoft que certains de ses concurrents directs qui ont
un modèle de vente plus orienté vers le marché du particulier.
Stéphane Pacalet – Bitdefender Là est le problème pour les
éditeurs actuels... Nous sommes obligés de considérer Microsoft comme
un partenaire, plus précisément comme un partenaire technologique, si
nous souhaitons avoir les informations nous permettant d'interfacer de
façon optimale nos produits aux leurs (que ce soit dans l'OS, dans
Exchange, ISA ou autres). Dans les faits, il s'agit pourtant bien d'un
concurrent majeur qui actuellement ne fait qu'utiliser les éditeurs
tiers pour tenter de se construire une image et de se racheter une
conduite en matière de sécurité. Toutefois, la route sera longue pour
eux, comme nous aurons encore récemment pu le voir, avec la volonté de
certains dirigeants de Microsoft de racheter la société éditrice de
Gator (Claria), tristement célèbre pour ses adwares. Les habitudes sont
tenaces :-) Quoi qu’il en soit, Microsoft a des moyens qui vont lui
permettre d'attaquer simultanément l'ensemble des marchés de la
sécurité et pas seulement le grand public comme certains semblaient le
penser. La liste des rachats et prises de participation prouve bien
cela : Sybari, Frontbridge et Finjan pour les derniers en date ne sont
que des sociétés orientées sur le marché professionnel. Nous allons
donc tous nous trouver frontalement opposés à Microsoft et les discours
de façades actuels changeront rapidement !
Stéphane Le Hir – Kaspersky Microsoft a bien évidemment approché
Kaspersky pour proposer ses opérations marketing afin de promouvoir les
éditeurs qui accepteraient l’offre, ceci en échange d’une collaboration
technique sur les virus. En bref, Microsoft qui n’a d’ailleurs racheté
que pour une poignée de dollars une petite équipe de développeurs
Romains (Gecad) qui développait le moteur de scan Windows (Kaspersky à
racheté le reste de l’équipe Gecad connue dans le monde Linux
principalement qui développait sous Linux ), ne possède pas d’équipe
capable de collecter et développer rapidement les antidotes. Par
conséquent, Microsoft veut se servir des autres VirusLab pour obtenir
la matière première nécessaire au fonctionnement de tout logiciel
antivirus. En échange d’une vaste opération marketing Microsoft espère
collecter les quelques 200 nouveaux virus par jour dans le monde tout
en espérant devenir leur concurrent principal... Imaginez un instant le
laboratoire Pasteur qui travaille d’arrache pieds pour développer des
vaccins qui, une fois mise au point, sont mis à la disposition de ses
plus actifs concurrents avec leur savoir faire… Il va sans dire que
Kaspersky a refusé cette offre de dupes, seuls ceux qui n’avaient rien
à offrir (donc à perdre) ont souscrit à ce programme.
Trend Micro Nous continuons d’entretenir des relations avec
Microsoft, sur plusieurs niveaux, par exemple le service d’analyse
antivirus pour Hotmail. Mais alors que Microsoft tente de prendre pied
sur le marché de la sécurité, nous continuerons de nous appuyer sur
notre longue expérience et de mettre nos clients au premier plan de nos
préoccupations.
Certains éditeurs ont participé activement aux Etats-unis aux procès
contre Microsoft pour abus de position dominante. Il ne semble pas y
avoir pour l'instant de réaction particulière des éditeurs, d'antivirus
et d'antispywares notamment, à l'arrivée de Microsoft sur leur marché.
Pensez-vous que Microsoft n'aura pas recours cette fois-ci à certaines
pratiques commerciales qui lui ont été reprochées dans le passé '
Annie Gay – Sophos Nous ne souhaitons pas rentrer dans un procès
d’intention. Il est certain que la concurrence sur le marché des
clients particuliers sera très vive, car, sur ce marché le prix et la
communication marketing auront un impact déterminant. Sur notre marché,
celui des entreprises, la qualité des produits et la réactivité du
support technique continueront, à mon avis, de faire la différence. Il
faudra donc beaucoup de temps et de moyens à Microsoft pour se hisser,
sur ces critères, au niveau des spécialistes tels que Sophos.
Eric Beaurepaire – Symantec Nous ne souhaitons pas préjuger des intentions et méthodes de Microsoft sur le marché de la sécurité.
Thierry Evangelista – McAfee Microsoft est une société qui
dispose d'une forte puissance de frappes, tant aux niveaux recherche et
développement que marketing ou juridique. À ce titre, il est peu
probable qu'elle réitère certaines erreurs qu'elle aurait pu commettre
par le passé.
Stéphane Pacalet – Bitdefender Nous ne voudrions pas être accusé
de faire des procès d'intentions, mais nous avons dû mal à croire que
Microsoft n'utilisera pas tous les moyens pour imposer ses solutions, y
compris certains « discutables », le moment venu. Les tentations en
tout cas seront très fortes. Microsoft n'osera peut-être pas intégrer
directement certains de ses produits de sécurité dans ses OS pour
éviter les procès. Cependant il existe différents moyens d'arriver au
même résultat notamment par le biais de liens directs depuis le bureau
vers une offre de services incluant ses outils. Onecare est une 1ère
étape. On pense également à l’intégration de fonctions à un produit
gratuit (dans Internet Explorer 7 comme cela commence à être annoncé)
et, plus efficacement encore, « inciter » les constructeurs à installer
en standard leur antivirus (ou autre logiciel de sécurité) en même
temps que Windows en contrepartie de remises complémentaires sur l'OS,
politique efficacement utilisée à une époque pour leur suite
bureautique. Idem au niveau du réseau de distribution sur lequel ils
peuvent faire pression vu le poids global qu'ils représentent ou auprès
de grands comptes avec lesquels ils ont des accords-cadres. Ils
risquent aussi de forcer la main à l'adoption de nouveaux standards en
les imposant unilatéralement à leurs utilisateurs alors même que les
instances internationales de certifications les ont rejetés (voir
l'exemple récent de leur technologie Sender ID en cours d'intégration à
Hotmail). Ce ne sont que quelques exemples de ce qu'ils peuvent faire
mais il y en a beaucoup d'autres comme la diffusion gratuite massive de
leurs produits pendant plusieurs mois pour « geler » le marché (à
l'image de la version bêta de MS Antispyware), ce que peu d'éditeurs
peuvent se permettre de faire ou de suivre. Tout cela est la partie la
plus visible, mais on peut aisément imaginer d'autres pratiques pouvant
fausser la concurrence, notamment au niveau technique par un accès
privilégié à certaines informations de développement. Bien sûr, on peut
dire que ce ne sont que des suppositions. Ceci étant, leurs pratiques
passées, y compris proches, forcent à se poser de nombreuses questions.
Stéphane Le Hir – Kaspersky Il est clair que Microsoft n’est pas
philanthrope et que sa prochaine (hypothétique ') venue sur le marché
de l’antivirus est liée à la taille financière de ce marché et non
dictée par une unique volonté de mieux protéger les utilisateurs de
tous les virus. Le marché actuel de l’antivirus est déjà très
dynamique, pourquoi un acteur de plus ferrait la différence ' D’autre
part, on sait tous très bien que Microsoft pourrait, s’il le voulait,
mieux protéger les données des utilisateurs en opérant des
modifications sur Windows. Maintenant, reste à savoir si les éditeurs
d’antivirus vont vouloir se liguer contre Microsoft pour lutter contre
sa position dominante. Cela reste encore trop hypothétique, surtout
quand on observe que les plus gros acteurs du marché tentent de
diversifier leurs sources de revenus en prévision de cela. Microsoft a
trouver une manière très efficace pour éviter l’affrontement direct
avec ses concurrents : « Venez on va devenir partenaire et on va vous
aider », si bien que les sociétés de l’informatique sont à la fois
partenaires et concurrents. À titre d’exemple, on voit bien comment
Microsoft a su contourner l’injonction qui lui avait été faite afin de
retirer Windows Media Player de Windows et de proposer le choix aux
utilisateurs au moment de l’achat avec ou sans les options pour le même
prix… Vous choisissez quoi vous '
Trend Micro Nous ne pouvons faire de commentaires sur les
intentions supposées de Microsoft, mais Trend Micro ne se contentera
pas d’attendre pour voir ce qui pourrait advenir ou non. Nous
continuerons comme auparavant, en apportant toute notre attention aux
besoins des clients et en leur proposant la meilleure protection contre
toutes les menaces, actuelles et à venir.