
Le désormais célèbre
Syndicat
National de l'
Edition
Phonographique doit pour partie sa réputation à sa lutte acharnée dans la défense des intérêts de l'industrie du disque en France qui prend bien souvent les traits d'actions judiciaires à l'encontre de tous les apprentis pirates musicaux adeptes des réseaux Peer to Peer notamment.
Néanmoins, l'action du SNEP ne se résume pas uniquement à ces quelques faits d'arme et une de ses attributions est également l'établissement du
classement des ventes avec tous les enjeux marketing qui en découlent. De fait, avec l'avènement de l'achat en ligne et en quelque sorte la dématérialisation de ce marché, cette mission est devenue de plus en plus complexe.
La solution du SNEPPour faire face à cette situation et assurer avec le plus d'exactitude possible la tâche qui lui est dévolue, le SNEP vient d'annoncer jeudi par voie de communiqué de presse, la mise en place en accord avec les majors et indépendants, d'un
dispositif informatique normalisé pour le suivi des transactions numériques.
Mis en oeuvre par la société Yacast, spécialisée dans la mesure de la diffusion musicale et publicitaire et dénommé
Easy Rights, ce système permettra de connaître le plus rapidement possible le nombre de ventes d'un titre acheté en ligne.
Le SNEP y voit trois objectifs :
- garantir une juste rémunération des artistes en toute tranparence
- fluidifier les relations commerciales avec les distributeurs
- normaliser le système de gestion des ventes
Quelques précisionsLe SNEP a indiqué que
Easy Rights sera d'abord utilisé pour le contrôle du téléchargement de musique et des sonneries téléphoniques et par la suite étendu à tous les types de transactions numériques. En outre, c'est un
projet pilote en France avec une internationalisation prévue à la fin de l'année.
Et le SNEP de rajouter cette
phrase savoureuse : "
Les producteurs phonographiques français manifestent ainsi par ce choix novateur leur détermination à accélérer le développement du marché légal de la musique numérique ". Comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis alors que dans un passé somme toute pas si lointain, l'industrie du disque n'a eu de cesse de décrier les plates-formes de téléchargement musical légales.
Reste à savoir si ce système sera massivement adopté par les parties directement concernées alors que récemment, une association baptisée DDEX ( voir notre
actualité ), réunissant plusieurs gros labels musicaux à l'accent plus international, a vu le jour pour l'établissement d'un standard éponyme afin de là aussi, mieux rendre compte ( entre autres choses ) des ventes effectives de la musque en ligne. La DDEX a de surcroît reçu le soutien de la SACEM.