
L'ordinateur portable à 100 dollars qui en coûtera vraisemblablement
130 voire 140, a pour but d'équiper en matériel informatique tous les enfants résidents dans des pays que l'on qualifie à l'économie émergente. Cette idée philanthropique dont nous vous avons parlé à
maintes reprises est à l'initiative du professeur
Nicholas Negroponte du
Massachusetts
Institute of
Technology qui malgré les
critiques de certains, croit dur comme fer à son projet et ne ménage pas ses efforts pour convaincre les sceptiques via diverses conférences organisées de part le monde.
La bonne nouvelleDes efforts qui portent leurs fruits puisque après le
Brésil qui a déjà signifié son intention d'acquérir 1 million de ces ordinateurs portables en 2007, c'est au tour du
Nigéria de faire de même mais cette fois-ci
de façon officielle. Bien que récemment relayée par nos confrères de
VNUnet, cette information date en fait de mi-juillet et fait suite à un article publié dans le quotidien africain
Vanguard.
Le carnet de commandes commence donc à se remplir (pour le lancement de la production, il doit atteindre un chiffre compris entre 5 et 10 millions) et c'est bien un moindre mal car là où le bât blesse, c'est que selon
The Register, OLPC enregistre la
désaffection de l' Inde.
La mauvaise nouvelleCe pays extrêmement peuplé n'a en effet pas été séduit pas le projet mais bien que décevante, cette annonce n'est finalement pas une grande surprise car depuis le début, le gouvernement indien ne s'était jamais réellement prononcé sur le sujet, ce qu'il vient de faire par la négative via son ministère de l'éducation arguant que le projet de Negroponte n'était
pas assez mature et qu'en outre ce genre d'
outils fantaisiste n'était pas une priorité pour l'éducation indienne qui a bien plus besoin d'écoles et de professeurs.
D'un autre côté, il faut dire que Intel a déjà assuré le pays de son soutien financier avec son programme
World Ahead destiné à promouvoir l'usage d' Internet et de l'informatique ce qui a sans doute pesé dans la balance.
Reste maintenant à attendre la réponse d'autres pays susceptibles d'être intéressés à l'instar de l' Argentine, la Chine, l' Egypte et bien d'autres.