
C'est du moins ce qu'affirme haut et fort la Fondation Mozilla
concernant la sécurité de son navigateur web open source, le fameux
FireFox.
De plus en plus de voix s'élèvent en effet (voir
news
précédente) pour affirmer que la sécurité de FireFox serait due, en
partie, à ses faibles parts de marché, qui le mettrait à l'abri des
attaques des pirates, plus intéressés par les 90% de part
de marché d' Internet Explorer.
Mitchell
Baker, la présidente de la Fondation Mozilla, clame que son
navigateur restera sécurisé même si sa popularité grandit encore.
Cette dernière reconnaît toutefois que "
rien ne sera parfait", c'est à dire qu'il peut toujours y avoir sporadiquement des failles, mais qui seront corrigées au plus vite.
Dans cette guerre de la sécurité, le débat fait de plus en plus rage, et c'est la société
Symantec qui monte la première au créneau en contestant les propos de Baker.
Ainsi, John Thompson, pdg de Symantec,
estime lui que les programmes open
source deviendront de plus en plus vulnérables au fur et à mesure que
leur popularité va augmenter. Son argument semble imparable, plus ces
logiciels seront utilisés, plus les pirates s'y intéresseront !
Je nuancerai moi même, et ce n'est que mon avis, ces propos en
rappellant, comme déjà dit au niveau des commentaires d'une précédente
news, qu'il existe à l'heure actuelle beaucoup de programmes open
source qui sont utilisés majoritairement sur le net, sans rencontrer
plus de problèmes de sécurité, voir moins d'ailleurs, que leurs
homologues propriétaires. Je prendra comme exemple le serveur Apache ou
le gestionnaire de base de données mySQL.
La réponse de la Fondation n'a pas tardé "
Cela n'a aucun rapport"
explique Mitchell Baker. Pour elle, si FireFox est et restera plus
sécurisé, cela vient de son mode de développement très différent de
celui d'Internet Explorer, et également du fait que FireFox n'est pas
intégré au système d'exploitation comme cela est le cas pour le
navigateur de Microsoft.
Autre atout pour FireFox, du moins dans le domaine de la sécurité à
défaut de la compatibilité, le fait de ne pas supporter la technologie
Active X.
D'ailleurs, à ce propos, la Fondation Mozilla est en train de
développer une alternative à Active X qui permettra d'exécuter des
plug-in sans les risques de sécurité rencontrés avec la technologie de
Microsoft. Cette nouvelle technologie est déjà soutenue par des
sociétés comme Macromedia, Opera Software, Adobe ou encore Apple.
Dans cette guerre qui n'est pas prête de se terminer, l'info et l'intox s'entremèlent, comme dans la "vraie" vie quoi ;)