Le procès intenté par Microsoft contre Google concernait particulièrement Kai-Fu Lee, un
des employés les plus influents de Microsoft pour son rôle important dans
la stratégie de la firme de Redmond, et qui avait décidé de la quitter pour Google.
Kai-Fu Lee a été embauché par Google pour le développement de la
société en Chine, le tout pour plusieurs millions de dollars et l'assurance de la
couverture des frais de justice en cas d’attaque de
Microsoft.
Microsoft a attaqué Google parce que Lee est porteur d’informations
confidentielles sur le développement de Microsoft en Chine et Google
n’aurait engagé Lee que pour cette raison, l’homme connaissant les
plans du géant, la Chine et ayant également mis en place pour Microsoft un
laboratoire afin de travailler sur la recherche, la reconnaissance
vocale et les interfaces utilisateur.
Microsoft souhaitait que Lee ne puisse exercer aucune fonction
importante au sein de Google, et surtout pas les différents rôles clé
qui pouvaient lui être confiés.
Le juge de la cour supérieure de King County, Washington, a décidé
mardi que Lee pouvait déjà commencer à recruter du personnel afin de
bâtir le centre de recherche et développement pour Google à Beijing. Le
juge a toutefois imposé quelques limitations comme l’interdiction de
prendre des décisions sur la stratégie de tout ce qui touche aux
recherches, le choix du budget et un quelconque apport au travail sur
les recherches. Cette décision n’est que temporaire car la manche
suivante se jouera en janvier.
Parmi les autres points abordés, on notera la possibilité pour Lee de
communiquer avec le gouvernement chinois pour apporter des conseils non
techniques à Google pour son implantation sur le territoire. Le juge a
strictement interdit à Lee de recruter des employés de Microsoft et
surtout de dévoiler le moindre secret de Microsoft et a insisté sur un
point particulier en défaveur de Lee : la transmission d’informations
importantes à Google tandis qu’il travaillait encore pour Microsoft.
Le juge a clôturé la séance en déclarant que les craintes de Microsoft
étaient fondées et que Lee avait violé ou risquait de violer la clause
de non concurrence de son contrat
- Déclarations de Steve Langdon, porte-parole de Google :
«
Nous n’avons pas de service ou d’équipe en Chine, et il y aura
beaucoup à faire dans les prochains mois ou même l’année prochaine. Il
est donc capable de travailler sur les choses les plus importantes
qu’il devait faire. »
- Déclarations de Tom Burt, avocat et conseiller de Microsoft :
«
Je ne sais comment vous pouvez gérer un centre de recherche et
de développement si vous ne pouvez pas définir le budget ni la recherche elle-même. »