Mozilla Thunderbird présenterait sous Linux/Unix la même faille que Firefox.
Une faille récemment identifiée sur la navigateur
Mozilla Firefox sous
Linux laissait ce dernier vulnérable à des attaques extérieures. Il apparaît aujourd'hui que son cousin, le client e-mail
Mozilla Thunderbird, lui aussi basé autour de l'architecture de rendu graphique
Gecko, présenterait les mêmes risques.
En effet, la firme danoise de sécurité informatique
Secunia vient de publier un bulletin d'alerte qualifié d'
extrêmement critique quant à la manière dont Thunderbird exécute les commandes
"mail-to" sous Linux.
En cliquant sur un lien
"mail-to" dans une page Web (ces liens
se présentent sous la forme d'une adresse e-mail soulignée comme un
hyper-lien), vous déclenchez l'ouverture d'une fenêtre de composition
de nouvel e-mail dans votre client e-mail par défaut.
Dans le cas de Thunderbird, il est possible, si le lien renferme un
code malicieux, de déclencher des commandes non souhaitées (et non
souhaitables!) grâce à la fonction "backticks" de Linux: en incluant
entre deux apostrophes (backticks en anglais) une ligne de commande,
celle-ci sera interprétée par le shell (surcouche logicielle) de Linux
(ou d'Unix) comme une commande valide, avec les conséquences fâcheuses
que l'on peut imaginer.
Mozilla Firefox 1.0.7, sorti récemment en français (voir
notre news) et la
Suite Mozilla 1.7.12 corrigent partiellement ce défaut, mais Thunderbird est encore affilié à la version précédente de Firefox, la
1.0.6,
qui était sensible à cette faille; en conséquence, Secunia conseille de
ne pas utiliser Thunderbird comme client mail par défaut. Une autre
solution, pour les
afficionados, serait de faire un copier-coller du lien
"mail-to", et de s'assurer qu'il ne contient aucune commande cachée.
A noter que seules les versions Linux/Unix de Thunderbird sont concernées.