Microsoft s'apprête à proposer une version basée sur le Web de ses principales applications.
Microsoft a présenté une gamme de produits, portant le label
"Live", et destinés à être utilisés depuis Internet, sans installation sur un PC, donc. Dans
une news précédente,
nous vous avons indiqué que l'éditeur de Redmond entendait proposer ces
nouveaux --pour lui-- produits aux entreprises de faible taille, mais
nous avons appris aujourd'hui que la liste était en train de s'allonger
singulièrement.
Ainsi, il ne serait plus seulement question de la suite bureautique
Office, mais également du
Centre de Sécurité, qui a fait son apparition avec la sortie du
Service Pack 2 de
Windows XP,
et même de Windows dans son ensemble! Evidemment, Microsoft a déjà
testé ce genre d'applications délocalisées: ceux qui ont réglé la
fonction
ClearType sur leur PC à partir du site de Microsoft le savent bien.
Pourtant,
il semble qu'une tendance lourde soit en train de s'installer.
Microsoft se dit décidé à s'investir durablement dans ce créneau, et
non de façon circonstancielle. L'ancien PDG de
Groove Networks --et nouveau Reponsable Technique chez Microsoft--
Ray Ozzie a beaucoup insisté sur ce point: l'éditeur
maximo prend une nouvelle orientation stratégique avec le lancement de sa gamme Live.
Cette dernière comprendra à terme une flopée d'applications délocalisées: une version remise à jour de
MSN Messenger, rebaptisé pour l'occasion
Live Messenger, un client e-mail dénommé...
Live Mail, une fonction sécurisée de transfert de fichiers sur réseau virtuel pour l'instant nommé
"Mojo" en interne, etc...
Les premières versions bêta de ces nouveaux logiciels-services seront disponibles
dans les premiers mois de 2006, et s'adresseront aux quelque
5,2 millions de petites entreprises qui restent obstinément attachées aux applications résidentes outre-Atlantique.
D'aucun prêtent à Microsoft l'intention de nous rééditer le "coup" entrepris au début des années 1990 quand
Netscape
s'est montré menaçant à son égard avec l'essor annoncé d'un Internet
auquel Bill Gates ne croyait pourtant guère. Désormais, c'est
Google qui se pose en challenger dans ce combat pour la "domination du monde", et Microsoft semble en avoir pris la mesure.
Les consommateurs que nous sommes profiteront-ils de cette lutte titanesque'