Et si vos impôts servaient à soutenir le jeu vidéo '
Actuellement, le gouvernement réfléchirait en effet sérieusement à la création d'un crédit impôt, afin de soutenir et développer la création française de jeux vidéo, selon les ministres de la Culture et de l'Industrie, Renaud Donnedieu de Vabres et François Loos.
Ce crédit, qui viendrait s'ajouter aux FAEM (Fonds d'aide à
l'Edition Multimédia), est tout ce qu'il y a de plus sérieux, le
montant annoncé étant de 30 millions d'euros pour la première année de fonctionnement.
Ainsi, si les discussions engagées avec la Commission européenne
aboutissent, ces fonds seraient mis en place dès le début de l'année
prochaine, selon les dires de François Loos au cours d'une visite
des studios d'Ubisoft, le premier éditeur français de jeux vidéo, à
Montreuil.
Déclaration de Renaud Donnedieu de Vabres :
"Le jeu vidéo est un produit culturel qui ne doit pas devenir
uniforme et nous allons utiliser à Bruxelles l'argument de l'exception
culturelle pour défendre la création française."
Déclaration de Jean-Claude Larue, secrétaire général du Sell (Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs) :
"Ubisoft emploie déjà 1.400 personnes à Montréal pour des raisons
économiques. Si rien n'est fait dans quelques années, plus aucun jeu ne
sera produit en France."
Déclaration de Yves Guillemot, le P-DG d'Ubisoft :
"Ce qui nous pénalise en France, c'est l'euro trop cher et le coût
du travail. Produire un jeu en France coûte deux fois et demi plus cher
par personne qu'en Chine et 40% plus cher qu'aux Etats-Unis."
Celui-ci a d'ailleurs expliqué son choix de travailler au Canada, en expliquant
que le gouvernement prend en charge 50% du salaire de chaque recruté
dans le secteur jusqu'en 2007.