La VoIP est sujette à une vulnérabilité critique !
Une
article rédigé par Stuart ZIPPER et distribué par Access Intelligence est
actuellement diffusé à grande échelle dans les entreprises. Des
systèmes de VoIP (Voice over Internet Protocol) auraient été
piratés afin d'effectuer des
appels longues distances.
Jusque
là rien de nouveau, le piratage des lignes téléphoniques ne date pas
d'hier. Ce qui est inquiétant, c'est que même le petit bidouilleur peut
agir en toute tranquillité. Remonter jusqu'à sa ligne est quasiment
impossible. Il lui suffit de pirater un réseau, via une machine d'un
autre et ainsi de suite pour ne laisser aucune trace de son passage.
Déclaration de Stuart ZIPPER :«
Je regarde depuis des mois l'évolution des attaques orientées Voix sur
IP et je savais que ce n'était qu'une question de temps pour que des
acteurs majeurs du domaine s'adressent à moi pour une annonce de ce
type ... donc à la fin ce n'est que du journalisme de base, c'est
à dire poser les bonnes questions aux bonnes personnes ».La méthode employée par les hackers :
Stuart ZIPPER n'a donné aucun détail à ce sujet dans son article, mais il sait comment les pirates s'y sont pris.
De
son côté, Shawn Lewis, expert système et CTO de la société VoIP, plus
bavard, explique que les pirates ont réussi à manipuler les codes de
taxation. Ces codes permettent de suivre l'appel et de le facturer en
cas d'aboutissement. Il a suffit aux hackers de faire croire à un appel
non abouti. De cette manière, quelque soit la nature de l'appel et sa
durée, il ne leur était pas facturé.
Selon Dale Drew, vice-président
en charge de la sécurité chez Level 3, qui tient ses sources de la
communauté des hackers, cette attaque est dûe à l'environnement du
réseau de VoIP dans l'entreprise. Dans ce cas, un accès au pabx, au
réseau où le passage à zéro du code de facturation suffit.
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Un
pabx (Private Automatic Branch eXchange) est un commutateur
téléphonique qui sert à relier un réseau privé, d'une entreprise par
exemple, au réseau téléphonique public.
Il permet également de gérer les boites vocales et les transferts d'appels.
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Stuart
ZIPPER insiste sur une chose : le problème ne vient pas de la VoIP mais
des faiblesses que l'on peut exploiter grâce à elle.