Google vs Oracle : les composants Java d'Android remis en cause

Le par  |  2 commentaire(s) Source : Financial Times
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La décision de 2012 favorable à Google concernant l'utilisation de technologies Java revendiquées par Oracle au sein d'Android a été contrée en appel, relançant les exigences de l'éditeur.

Le groupe Oracle avait attaqué Google sur son utilisation de technologies Java alors détenues par Sun Microsystems, entreprise rachetée par Oracle en 2010 et dont elle demandait des droits de licence alors que Google affirmait avoir obtenu un accord de Sun pour les exploiter sans contrepartie.

Alors qu'Oracle réclamait 1 milliard de dollars de dommages, le verdict du procès avait établi que les 37 API Java utilisées étaient bien libres de droit et qu'Oracle ne pouvait demander de compensation financière.

logo-android L'éditeur de bases de données et fabricant de serveurs avait fait appel de la décision en contestant l'approche et les conclusions de la cour. Il vient d'obtenir raison, la cour d'appel ayant estimé que les technologies utilisées par Google étaient bien soumises à des droits de licence et que la décision antérieure avait incorrectement évalué la situation.

Elle rejette l'argumentation de Google selon laquelle une fermeture de ses API serait de nature à pénaliser l'innovation et rejoint Oracle sur la nécessité de protéger ces éléments de code par des brevets et un système de royalties.

Derrière cette décision, c'est aussi celle des brevets logiciels qui est posée, avec deux visions qui s'affrontent. D'un côté, Oracle se voit renforcé dans son affirmation de la nécessité de protéger ces éléments par des brevets. De l'autre, Google assure que cela crée des cadres trop restrictifs qui nuisent à l'innovation, avec la défense d'un "fair use" sur les composants Java qui vient d'être contredit.

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Vos commentaires

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Le #1739192
Oracle a tué Java. La justice américaine est confirmée comme un boulet pour l'économie américaine. Les pages sont faites pour être tournées et après Windows c'est le tour de Java. L'informatique aura plus changé en 20 mois qu'en 20 ans.
Le #1739382
Etant donné les sommes en jeu, on peut se demander si les juges ne sont pas soumis à des pressions et/ou à de la corruption.

Le plus grave, est que cela se fait au détriment du public.

La protection des brevets est destinée à permettre aux inventeurs de vivre correctement. Mais les auteurs des 37 API ne sont pas dans la misère. Il est certain qu'ils ont gagné un salaire correct, et il est même très possible que ce ne soit même pas ces inventeurs qui demandent ce procès. En tant qu'informaticien, j'accepte très souvent de bon coeur que mes lignes de code soient réutilisées par d'autres, car j'estime avoir déjà été payé par mon salaire, et parce que je trouve idiot que tout le monde doivent réinventer la roue.
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Anonyme
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