Associations : 186 antennes-relais "illégales" à Paris

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antennes relais

Au mois d'octobre, la renégociation de la Charte parisienne de la téléphonie mobile était suspendue, la Ville de Paris accusant les opérateurs de chercher à la vider de sa substance. Malgré sa suspension, 186 antennes-relais ont tout de même été installées, constatent les associations.

antennes relaisLa Ville de Paris encadre depuis quelques années par une Charte parisienne de la téléphonie mobile les installations d'antennes-relais de téléphonie mobile sur son territoire, fixant un certain nombre de contraintes en vue de minimiser l'exposition de la population aux radiofréquences.

Lors de sa renégociation pour faire évoluer les mesures d'encadrement en octobre dernier, les discussions avec la FFT ( Fédération Française des Télécoms ) qui représente les opérateurs ont été brutalement interrompues, la Ville de Paris suggérant que ces derniers cherchaient à la rendre caduque en contestant chacun de ses points.

En représailles, elle avait suspendu toutes les procédures d'implantation de nouvelles antennes. Cela n'avait pas manqué de faire intervenir Eric Besson, ministre de l'Industrie et de l'Economie numérique, qui trouvait disproportionnée cette suspension à l'heure du déploiement du réseau du quatrième opérateur Free Mobile et des enchères concernant les fréquences pour la future 4G.


Appel à la résistance face aux opérateurs

A l'heure où le Conseil de Paris a voté la reprise des négociations, les associations Agir pour l'Environnement et Priartem notent que les installations d'antennes-relais ont continué dans la capitale, malgré la mesure de suspension.

Elles quantifient à 186 le nombre d'antennes-relais installées en dehors du cadre de validité de la Charte parisienne ( depuis le 1er octobre ), et donc qualifiées d'"illégales", puisque " la durée des conventions d'occupation du domaine public municipal est calquée sur la durée de validité de la charte. Pas de charte pas de convention, et sans convention les opérateurs de téléphonie mobile se trouvent donc occuper les toits sans droit ni titre ", affirment les associations dans un communiqué.

Elles appellent donc la Ville de Paris à " non seulement continuer à refuser toutes nouvelles installations mais également obliger les opérateurs à démonter les 186 antennes-relais qui occupent aujourd'hui illégalement les toits appartenant au patrimoine de la mairie de Paris. "

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