Capgemini : Les entreprises ont en moyenne 20 % d'applications redondantes
Le premier rapport annuel « Applications Landscape » de Capgemini, publié en collaboration avec HP, souligne le besoin urgent de moderniser les infrastructures informatiques compte tenu du poids historique des applications inutiles.
Capgemini (Paris:CAP), un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, publie aujourd’hui son premier rapport annuel Applications Landscape en collaboration avec HP. Selon cette étude, des millions d'applications au sein des entreprises européennes et américaines sont obsolètes et inutiles et n’apportent plus aucune valeur pour leur activité. Cette étude, qui s’intéresse à l'état des applications informatiques professionnelles au niveau mondial, souligne le besoin urgent de rationaliser les applications et de supprimer celles qui consomment inutilement des ressources qui pourraient être dédiées à l’innovation et au développement des entreprises.
Les entretiens réalisés avec des responsables informatiques aux États-Unis et en Europe ont permis de dresser les constats suivants :
- 85 % d’entre eux estiment que leur portefeuille d'applications doit être rationalisé,
- Près de 60 % considèrent gérer actuellement « plus » ou « beaucoup plus » d'applications que nécessaires pour le bon fonctionnement de leur entreprise,
- 4 % seulement estiment que tous leurs systèmes informatiques sont indispensables,
- La moitié d'entre eux estime que jusqu'à 50 % de leurs applications devraient être supprimés,
- 61 % conservent toutes les données au-delà de leur date d'expiration, « juste au cas où... »,
- 56 % des grandes entreprises estiment que plus de la moitié de leurs applications est personnalisée, ce qui augmente la complexité technique des plates-formes et technologies nécessaires,
- 13 % seulement considèrent que leurs équipes de développement et de maintenance sont toujours en phase. 48 % les disent en phase 50 % du temps, voire moins.
La gestion des applications est d'autant plus importante que la rentabilité est au cœur des priorités des dirigeants. En actualisant leur portefeuille d'applications, les directions informatiques peuvent dégager des budgets supplémentaires pour soutenir l’innovation de leur entreprise.
Compte tenu de la multitude d'applications gérées (jusqu'à 10 000 pour les entreprises internationales) et de l’accroissement du volume des données (estimé à + 5 % par mois), la gestion des applications devient un enjeu majeur. L'évolution vers le cloud computing accentue par ailleurs la nécessité de définir une stratégie systématique et coordonnée de suppression des applications obsolètes.
La gestion efficace des applications est toutefois actuellement entravée par un certain nombre d’obstacles : le coût de leur retrait, l’absence de retour sur investissement immédiat, la résistance culturelle au changement, les différences régionales, la pénurie de développeurs qualifiés pour la migration des données des applications supprimées et surtout le fait que le retrait d'applications n'est pas considéré comme une priorité absolue.
Pour Ron Tolido, CTO d’Application Services pour la région Europe Continentale au sein de Capgemini: « Ce rapport montre que les principaux objectifs des DSI sont la création de valeur, l'amélioration de l'efficacité et la réduction des coûts. Malgré les économies substantielles et les gains significatifs d'efficacité et d'agilité qui peuvent en découler, l'archivage des données et le retrait des applications ne figurent toujours pas parmi leurs premières priorités. Pourtant, une gestion efficace des applications, selon une approche couvrant leur cycle de vie (développement, déploiement, maintenance puis fin de vie), offre des avantages tangibles aux entreprises dans une conjoncture économique difficile. »
Pour Paul Muller, VP Strategic Marketing, Software, HP : « Ce rapport souligne une sous-évaluation de la valeur des applications qui peuvent constituer un frein à l’innovation des entreprises compte tenu de leur complexité et de leur coût. Notre objectif avec Capgemini est d'aider les entreprises à réussir la transformation de leur patrimoine applicatif. Pour ce faire, nous allons continuer à travailler sur l’ensemble du cycle de vie des applications, en aidant les directions informatiques à répondre à la demande de leurs entreprises en matière de prédictibilité, de qualité et de réactivité des applications face aux changements incessants de l’activité économique. »
A propos du rapport
Les conclusions du rapport « Applications Landscape » sont fondées sur des analyses, des enquêtes et des entretiens approfondis réalisés avec une centaine de responsables informatiques en Europe (Allemagne, Benelux, Espagne, France et Royaume-Uni) et aux Etats-Unis, représentant des entreprises de toutes tailles (moins de 1 000 à plus de 100 000 salariés).
A propos de Capgemini
Capgemini, un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, aide ses clients à se transformer et à améliorer leurs performances en leur conseillant les technologies les plus adaptées. Capgemini s’engage ainsi à favoriser la liberté d’action de ses clients et à accroître leurs résultats, en s’appuyant sur une méthode de travail unique - la « Collaborative Business ExperienceTM ». Pour fournir à ses clients une solution optimale, le Groupe a organisé un modèle de production mondialisé baptisé Rightshore®, qui réunit les meilleurs talents dans le monde pour les faire travailler comme une seule équipe sur un projet. Présent dans 40 pays, Capgemini a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 8,7 milliards d’euros et emploie environ 110 000 personnes dans le monde. Plus d’informations sur : www.capgemini.com
Rightshore® est une marque du Groupe Capgemini
Contacts :
CAPGEMINI
Presse :
Thomas Hirsch
Tel: 01 49 67 33 97
Email: thomas.hirsch@capgemini.com
Source(s) : Capgemini
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