Non à l'acharnement sur les " pirates ", voici ce qu'a décidé la CNIL.Le
18 octobre dernier, la
CNIL ( Commission Nationale Informatique et Libertés ) mettait fin à une situation plutôt pesante, celle des internautes accusés de
téléchargements illégaux. Ce sont ainsi
18 plaintes qui ont été
rejetées et cloturées une bonne fois pour toute.
Aujourd'hui,
la même Commission s'est réuni avec deux sociétés d'auteurs ( SACEM et
SDRM ) et deux sociétés de producteurs ( SCPP et la SPPF ), afin de
discuter de la chasse aux internautes fraudeurs.
En effet, depuis le
mois d'août 2004, il est possible de traquer les internautes fautifs à
condition d'avoir l'accord de la CNIL. Ainsi, en avril et juillet
dernier, les interlocuteurs de la CNIL avaient tous proposé un
dossier similaire, décrivant des
dispositifs à mettre en place.
- L'envoi de messages
interpellant les internautes sur le caractère illégal et les
conséquences du téléchargement d'oeuvres soumises aux droits d'auteur
- La recherche et le constat de mise à disposition illégale d'oeuvres sur les réseaux d'échanges type P2P (Peer to peer).
Après avoir longuement planché sur le dossier, la CNIL répond aux requêtes des industriels de l'audiovisuel. La
décision ne peut être plus claire, c'est
NON.
Concernant l'envoi d'emails :
"L'envoi de messages pédagogiques pour le compte de tiers ne fait pas
partie des cas de figure où les fournisseurs d'accès à internet sont
autorisés à conserver les données de connexions des internautes.
Les données collectées à l'occasion des traitements portant sur des
infractions aux droits d'auteur ne pourront acquérir un caractère
nominatif que sous le contrôle de l'autorité judiciaire."
Conernant la traque :
"La Commission a estimé que les dispositifs présentés n'étaient pas proportionnés à la finalité poursuivie."
Parcontre, outre-Atlantique, avec la
RIAA et la
MPAA, la chasse reste ouverte ...
Ce qu'il fait bon d'être
chez nous des fois ;-)