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06/01/2006 12:25 par Yannick A.   |   39 commentaire(s) 39 nouveau(x)   |   Partager sur :

Seule une petite part des bénéfices revient à l'artiste

Nous lisons quotidiennement dans la presse informatique l'actualité autour de ces fameux droits d'auteurs. Disques CD et DVD de musiques et de films trop chers, problèmes de DRM sur les fichiers vendus sur Internet...  Justement, ces fichiers musicaux que l'on nous vend à l'unité autour de 0,99 euro... Qui touche quoi, et comment sont répartis les bénéfices sur les ventes '

Le magazine Challenge s'est penché sur ces recettes, les a décortiquées et les résultats sont surprenants, surtout pour ceux que l'on croit être les principaux bénéficiaires, les artistes.

Image

Sur un titre téléchargé et acheté à 0,99 euro sur Internet, voici comment sont répartis les bénéfices.

  • 61 centimes vont à la maison de disque, communément appellée Major.
  • 19 centimes vont à l'Etat avec la TVA
  • 7 centimes vont à la Sacem
  • 6 centimes pour le site de téléchargement
  • 1 centime pour la communication de la transaction ( ' )
  • 1 centime pour la licence technique de gestion
  • 1 centime pour la banque ( les frais bancaires de transaction sécurisée )

Sortons la calculette : total 96 centimes. Il reste donc à l'artiste 3 centimes d'euro.

A moins d'être mondialement connu et de faire du volume sur les ventes, on voit mal comment peut vivre un artiste grâce à cette part qui lui revient. Un état de fait justement dénoncé et débattu actuellement dans le cadre de la loi DADVSI. Ce modèle économique et cette répartition des bénéfices vont-ils évoluer '... 

Pour l'instant en tout cas, dur dur d'être un artiste serions-nous tenté de dire... Reste que si l'Internet permet à l'artiste de nouer de nouveaux contacts avec son public, beaucoup estime qu'une redistribution des cartes serait souhaitable. L'avenir leur donnera peut-être raison qui sait...

°°°°°°°

Pour ceux qui sont intéressés, un dossier sur la musique en ligne, sa nature et son avenir peut être consulté à cette adresse.
Source : Zataz

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Commentaires

FRANCKYIV
 
Excellente news, bravo :)


Par contre, la source est GNT et vous parlez du magazine Challenge, la je trouve ça plutôt limite :p
tvr49
 
En gros ce sont toujours les memes qui l'ont dans le cul-ture
lebonga
 
Excellent article !!!!

Qui confirme ce que je disais il y a peu : et encore, je disais 10% pour l'artiste ; on est plus près des 5% sur la vente en ligne.......

AngeGabriel >>> Merci pour le lien !!! A lire absolument !!!
mezcalbert
 
Pour être précis et sans vouloir jouer le jeu du yacht privé des actionnaires ... Il faut tout de même préciser que l'argent récolté par les majors ne va pas qu'aux actionnaires. Il y a la signature des artistes sur base de contrats (rémunération fixe de l'artiste, du moins de certains), les frais de production, d'enregistrement d'un album et de toutes les personnes y contribuant, de distribution, de promotion, sans oublier l'organisation de concerts et d'événements de sponsoring où sont envoyés (ou non) les artistes. Bon, c'est quand même au final le yacht privé des actionnaires qui s'enrichit d'un minibar et d'organisations de soirées jet-set, mais ce sont des frais non négligeable smalgré tout. Le problème, c'est que la tarification des maisons de disque est contraire à l'équilibre de l'offre et la demande qui devrait faire réduire le prix en fonction de la demande (si toutefois il n'y a pas de problèmes au niveau de l'offre, ce qui ne me semble pas êter le cas). Lorsque j'achète un CD neuf d'un artiste mondial à 23 ?, ça me paraît insensé dans la mesure où il a déja bien plus que ce qu'il ne lui faut pour vivre pour 4 génération de descendants et de jets privés. Que le petit artiste gagne de quoi vivre en vendant son CD plus cher me paraît logique, mais au-delà d'un certain stade, ce n'est que pur gaspillage au profit de certains artistes et actioonnaires déconnectés de la réalité des pauvres acheteurs qui font d'énormes sacrifices parfois pour acheter certains morceaux qu'on ne peut même pas qualifier d'artistique, sans parler de la durée sans cesse réduite des albums, ce qui fait qu'on paie toujours plus pour moins.
agrippa
 
L'an dernier, il y avait un article dans le Canard enchainé, sur le commerce de la musique en ligne (à l'époque ou M. Nègre refusait de parapher un accord signé par les autres acteurs de la profession). On ya apprenait qu'un artiste touchait en moyenne 8% du prix de ventez d'un cd (déjà pas beaucoup) et, qu'en ligne, l'accord retenait un pourcentage encore moindre: 7%! :eek:

Mis-à-part ça, défendre la licence globale, ce serait vouloir légitimer le vol... :roll:
ô_Ô
 
D'un autre côté c'est vrai que ça doit leur coûter un max de tunes aux majors quand il s'agit de sortir un album genre la star'ac car les ingénieurs du son font un travail de ouf pour rendre ce truc écoutable,vive l'informatique.
phebus
 
Même Johnny Halliday a dû fuire Universal et son PDG Pascal Nègre (le condamné pour fraude fiscale... si si) pour se réfugier chez Warner
Le problème c'est que si il veut à nouveau améliorer sa part il lui faudra fair un procès à Warner et changer de crèmerie

Une chose m'étonne dans le décompte : 7 cents à la Sacem, les artistes toucheraient 3 cents
C'est bien la Sacem qui récupère le fric pour les artistes, non ' alors qu'est-ce qui prouve qu'ils touchent bien 3 cents '
BharatHope
 
ô_Ô > ah c'est écoutable ' Je te trouve pas difficile lol
ô_Ô
 
Oui j'utilise ce terme car en le mettant dans un lecteur cd on l'entend donc il devient écoutable, c'est certain qu'aprés pour ce qui concerne l'album et ses chansons, même en y mettant 2 milliards d'? ça restera de la daube,l'argent n'achète pas le talent.
Hipparchia
 
Peut on avoir un lien vers le magazine source "Challenge ", s'il existe en version electronique svp ' :)

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