Avec la 3G LTE, les réseaux mobiles s'approchent un peu plus de leur Graal : le passage à des réseaux tout-IP, permettant de fondre les réseaux mobiles dans un ensemble plus vaste de réseau unifié reliant indistinctement tous ses éléments ( téléphones, ordinateurs, serveurs... ). A cette fin, LTE repose sur le protocole
TCP/IP, à la base d'Internet.
Cette structure, faite d'un coeur TCP/IP sur laquelle sont ajoutés des services voix, vidéo et de messagerie, constitue un ensemble appelé
SAE (
System Architecture Evolution ), dont l'ossature repose sur l'
EPC (
Evolved Packet Core ).
Evolution du standard UMTS, LTE apportera un certain nombre d'améliorations par rapport aux réseaux 3G classiques, à commencer par des débits nettement supérieurs :
100 Mbps en débit descendant et
50 Mbps en débit montant pour commencer avec une possibilité d'extension à 300 Mbps ultérieurement, avec un
temps de latence réduit, de moins de 5 ms.
OFDMA et MIMO, deux éléments cléPour obtenir ces résultats, plusieurs technologies sont imbriquées dans l'interface radio dite
EUTRAN (
Evolved UMTS Radio Access Network ). La première est la modulation
OFDMA (
Orthogonal Frequency-Division Multiple Access ) qui améliore l'efficacité spectrale et la seconde la technologie d'antenne intelligente
MIMO (
Multiple Input Multiple Output ) permettant d'accroître le débit.
Cycle de déploiement de la couche radio LTE (source : Motorola)La coexistence avec les standards 2G ( GSM ) et 3G ( WCDMA ) reste assurée et il sera possible de basculer d'un réseau à l'autre de façon transparente. Le fonctionnement est celui d'un réseau cellulaire, avec des stations de base pouvant des portées de l'ordre de 5 à 30 Km, voire plus si besoin.
Les différentes
expérimentations réalisées confirment la robustesse et les performances de la technologie LTE
avec de la marge pour stabiliser le réseau et assurer un fonctionnement harmonieux. Chez l'opérateur japonais
NTT DoCoMo, qui sera vraisemblablement le premier à lancer un réseau commercial d'ici 2009 ou 2010, a ainsi
obtenu récemment des débits descendants stables de 250 Mbps.
L'avenir de LTE semble donc assuré, avec des essais confirmant sa stabilité et des débits largement supérieures au HSPA et plus importants que le Mobile WiMAX, son principal concurrent. Le nombre d'équipementiers et de fournisseurs de composants ne cesse d'augmenter, comme
Motorola qui, tout en restant très présent dans les équipements WiMAX,
vient d'entrer à la LSTI (
LTE SAE Trial Initiative ), ce regroupement d'industriels qui se charge d'accélérer les validations techniques de LTE.