Conservation des données : accord de principe de Microsoft

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Microsoft s'est dit prêt à réduire à 6 mois le temps de conservation des données personnelles des internautes, à condition toutefois que ce délai soit adopté par l'ensemble de ses concurrents.

Live_Search_LogoAu mois d'avril dernier, le comité de l'article 29 regroupant les autorités européennes de protection des données comme la CNIL française, a rendu un avis qui a été adopté et précisant les règles de protection des données collectées par les moteurs de recherche. Point essentiel de cet avis, la durée de conservation des données personnelles ne devant pas excéder 6 mois.

Dans les faits, on est toutefois encore bien loin du compte à quelques rares exceptions près, à l'instar du métamoteur Ixquick distingué par la Commission européenne pour sa suppression dans les 48 heures des adresses IP recueillies, et dans les 14 jours pour les données non personnelles. Le trio de tête de la recherche Web en Europe n'en est pas encore au niveau de Ixquick avec 18 mois pour Microsoft et Live Search, 13 mois pou Yahoo! et 9 mois en préparation pour Google. Pour Microsoft, la durée de 6 mois est cependant envisageable.

C'est ce qu'a confié à l'AFP John Vassallo, conseil de Microsoft pour les affaires européennes. Seul problème, ce raccourcissement est conditionné par le même effort du côté de la concurrence : " Nous pourrions aller jusque six mois, mais quand les autres le feront aussi et s'ils rendent anonymes " ces données après ce délai. Autant dire que la bonne volonté de Microsoft a ses limites, sans compter que Microsoft est loin de détenir en Europe la part de marché la plus importante sur la recherche Web (l'AFP cite le chiffre de 2 %).


Puisque Google ne le fait pas...
Google logoTous les regards sont donc tentés de se tourner vers Google qui pourrait être le véritable catalyseur. Mais Google a déjà consenti des efforts en septembre, en annonçant un passage prochain de 18 à 9 mois donc, et n'est véritablement pas disposé à aller plus loin, invoquant des raisons de sécurité informatique et de lutte contre les fraudes. Des excuses qui n'avaient pas trouvé écho du côté de la CNIL.

Dans un communiqué, la CNIL avait reproché à Google " d'estimer que la loi européenne sur la protection des données ne lui est pas applicable alors qu'il dispose de serveurs et d'établissements en Europe ", ou encore d'assimiler les adresses IP à des données confidentielles mais non personnelles.
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