Dividende numérique : plaidoyer pour des services mobiles

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Spectrum Value Partners

Les bandes de spectre libérées par l'arrêt de la diffusion analogique de la télévision est l'objet de toutes les convoitises. Parmi les applications possibles, c'est le haut débit mobile qui semble recueillir les suffrages d'une nouvelle étude de Spectrum Ventures Partners.

Spectrum Value PartnersL'étude réalisée par les consultants de Spectrum Venture Partners arrive à point nommé pour défendre les ambitions du haut débit mobile dans la bande UHF, dont certaines portions seront prochainement libérées avec l'arrêt de la diffusion analogique de la télévision.

Cette zone du spectre, en-dessous de 1 GHz, est particulièrement attractive par ses propriétés de diffusion et de propagation au sein des bâtiments, et nombreux sont ceux qui aimeraient y placer des services, à commencer par les opérateurs mobiles pour du haut débit par réseaux 3G et au-delà.

L' Arcep, qui désigne cette portion du nom de dividende numérique, a lancé une consultation publique pour en évaluer les potentialités et faire remonter les attentes des différents acteurs intéressés. De son côté, l'étude de Spectrum Ventures Partners a été commandée par plusieurs sociétés spécialisées dans les télécommunications, comme Ericsson, Nokia, Orange, Telefonica et Vodafone.


Un peu de place pour les services mobiles, beaucoup de bénéfices ?
Et ce qu'il en ressort, c'est que l'allocation de 25% des ressources de la bande UHF pour des services haut débit mobiles permettrait de dynamiser de 95 milliards d'euros l'économie européenne sur les vingt prochaines années.

Le reste de la bande UHF, à disposition pour la disposition audiovisuelle, pourrait représenter quant à elle 750 milliards d'euros injectés dans l'économie européenne au cours de la même période. L'étude souligne qu'en créant une zone-tampon de 12 MHz de large entre les deux types d'applications, l'industrie mobile pourrait profiter de 40 à 140 MHz de bande passante dans l' UHF. L'estimation de 95 milliards d'euros vaut pour une allocation de 92 MHz, zone-tampon comprise.

Or la bataille d'influence entre industrie mobile et diffuseurs bat son plein actuellement, les seconds craignant que les services mobiles des premiers ne générent des interférences dans la réception télévisée.

La question est d'autant plus importante qu'une partie des ressources bientôt libérées pourrait servir de réserve de fréquences pour le très haut débit mobile, représenté en Europe par LTE ( Long Term Evolution ).

Enfin, le rapport recommande une décision rapide sur l'avenir de la bande UHF, un retard de trois ans pouvant coûter jusqu'à 20 milliards d'euros en opportunités perdues pour l'Europe. Une décision de la Commission européenne, sur laquelle cette synthèse pourra peut-être influer, est espérée dans les 12 mois prochains.
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