Cisco Systems, Yahoo ! et d’autres acteurs de l’industrie viennent
de soumettre une proposition de standard sur le SPAM à L’internet
Engineering Task Force (IETF). Le DKIM est né. Cette technologie sera
mise à disposition de tous gratuitement.
La technologie de Cisco et Yahoo! a été baptisée
Domain Keys Identified Mail
(DKIM). Elle impose l’ajout d’une signature numérique chiffrée à tous
les mails sortants, ce qui permet aux destinataires de vérifier
l’identité des expéditeurs. Ainsi, une mauvaise corrélation entre
l’envoyeur et la signature permettra d’identifier un spam voire un
message destiné à une attaque de type « phishing » et ce courrier
électronique pourra facilement être supprimé par le biais d’un filtre.
Le standard proposé proviens de l’union de deux technologie : le
DomainKeys de Yahoo ! et l’Identified Internet Mail de Cisco. Les
autres acteurs de l’industrie ayant contribué à la création de ce
standard sont Alt-N Technologies, America Online, EarthLink, IBM,
Microsoft et Verisign.
Les membres de l’IETF devraient s’interroger sur l’approbation de ce
standard dans le courant du mois lors d’une réunion à Paris. Si cette
technologie est adoptée, alors elle sera disponible gratuitement.
Pour utiliser ce standard, les serveurs de mails doivent posséder la
fonctionnalité DKIM afin de déchiffrer les signatures et de vérifier
leur contenu. De la même façon, les serveurs de mails emmeteurs doivent
fournir une clé publique et privée afin de créer une signature unique.
Microsoft est un des membres ayant contribué à l’établissement de DKIM.
L’éditeur de Redmond avait déjà fortement appuyé la candidature du
standard « Sender ID » proposé à l’origine par Sendmail.
A ce propos, Microsoft à annonce l’intégration de la technologie «
Sender ID » vers Novembre au sein de son service de messagerie Hotmail.
Les messages qui seront donc envoyés vers les serveurs Hotmail ne
comportant pas de champ « Sender Policy Framework (SPF) » seront
marqués comme SPAM et placés en quarantaine.
Ce champ SPF contient une liste de correspondance des serveurs de mails
ayant une adresse IP unique. Si un email reçu dont l’adresse ip
d’origine ne correspond pas à cette liste alors il sera considéré comme
SPAM. Cependant, cette technologie trouve rapidement ses limites.