Accueil > Tests mobilité > Dossier Galileo : le GNSS à l'européenne
Ces dernières semaines, l'Europe s'est enfin accordée sur les modalités de développement de son projet de système de navigation par satellite à vocation civile Galileo et a lancé dans la foulée le deuxième satellite de test qui doit valider les aspects techniques avant de démarrer la mise en service d'une constellation de 30 satellites, apportant l'indépendance attendue vis à vis d'un système GPS sous la coupe du Pentagone. C'est désormais à une échéance 2013 que doit débuter la phase commerciale, avec cinq ans de retard sur le calendrier initial, période durant laquelle d'autres nations ont ou vont développer leur propre GNSS ( Global Navigation Satellite System ).
Retour sur les enjeux de l'un des plus grands projets communs développés par l'Europe et dont les défis ne sont pas seulement techniques et stratégiques mais aussi politiques.
mots-clés : Galileo Europe, GNSS GPS Glonass, constellation satellites, Europe
Le projet Galileo est un GNSS ( Global Navigation Satellite System ) de deuxième génération ( GPS américain et Glonass russe sont de première génération ) opérant dans les bandes de fréquences dites L1, L2 et L5 ( bande de vérification de l'intégrité du système ) et devant assurer des fonctions de positionnement par satellite pour un multitude d'applications.
La constellation de 30 satellites sera déployée sur trois orbites autour de la Terre, à 23000 kilomètres d'altitude, orbites choisies pour optimiser les performances et assurer un suivi du service même en cas de défaillance d'un satellite, les autres pouvant prendre le relais.
Galileo offrira une certaine compatibilité avec les systèmes GPS et Glonass, permettant de combiner les signaux des différents GNSS pour plus de précision et de fiabilité. Plusieurs fabricants de récepteurs GPS ont déjà annoncé des chipsets compatibles avec deux GNSS différents.