I. PrésentationAprès l'abandon par la fondation Mozilla de
la suite du même nom, pour se concentrer sur le développement du
navigateur
Firefox et du logiciel de messagerie
Thunderbird, la
communauté Mozilla a décidé, le 12 août 2005, de créer une nouvelle
suite, basée sur le code de la suite Mozilla. Ce prolongement de
l'aventure Mozilla a pour nom :
SeaMonkey ( littéralement le singe de la
mer ).
Comme la suite Mozilla, SeaMonkey est publié sous
triple
licence MPL / GPL / LPGL, ce qui signifie en résumé que n'importe qui a
accès au code source du logiciel et peut le modifier et le redistribuer
sans restriction tant qu'il ne gagne pas d'argent avec sa nouvelle
version et qu'il la publie sous la même triple licence. On a
ainsi la garantie que ce logiciel restera dans l'esprit même du
logiciel libre.
La suite est
multiplateforme : elle est
disponible pour Microsoft Windows, Mac OS X, et Linux. Des versions
" contrib " ( c'est-à-dire non officielles ) pour OS/2 et Solaris circulent également. Des
traductions " contrib " dans 16 langues dont le français ont également
été développées dans l’attente des versions officielles.

Le
moteur de rendu utilisé, c'est-à-dire le composant qui traduit le HTML
pour l'afficher à l'écran, est Gecko dans sa version 1.8.0.1, comme
pour Mozilla Firefox dans sa dernière version. Il s'agit du moteur
assurant à ce jour un des rendus les plus fidèles d'une page web.
La
première version stable a été rendue publique le 30 janvier 2006, il
s'agit de la version 1.0, que l'on peut considérer comme la version
1.8.0 de la suite Mozilla. Le 13 avril a été publiée la version 1.0.1,
corrigeant des problèmes de sécurité et quelques bugs de fonctionnement. C'est
de cette version dont il sera question dans ce test, avec en plus
l’utilisation du patch « contrib » de traduction vers le français.
II. L'installation
Tout
le monde ne se sert pas de toutes les fonctionnalités d'une suite
( prenez l'exemple de Microsoft Office : vous utilisez Access et
Infopath vous ' ), la communauté Mozilla a donc eu une bonne idée : en
plus de la version classique à télécharger puis installer, d'une taille
de 12 Mo, il existe une version " Net Installer " d'une taille de 247 Ko, qui permet d'installer uniquement certains composants depuis le web.
Cette fonctionnalité comporte encore toutefois des imperfections,
l’accès à certains fichiers du serveur étant parfois impossible.

Dans le cadre de ce test, nous installerons tous les composants proposés.