Droit à l'oubli : les CNIL d'europe souhaitent une application à l'internationale

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Avec la mise en application du droit à l'oubli dans les moteurs de recherche en Europe, les CNIL pensaient permettre aux utilisateurs de faire disparaitre discrètement des informations leur portant préjudice, dans les faits il n'en est rien.

Plusieurs semaines après la première suppression des données personnelles supprimées via le formulaire de droit à l'oubli proposé par Google, la firme affiche une mise en conformité avec les recommandations de la CJUE, mais pour les CNIL européennes, le bilan est plus mitigé.

formulaire droit à l'oubli google Car si Google propose bien aux utilisateurs de supprimer des informations jugées "inadéquates, pas ou plus pertinentes ou excessives au regard des finalités du traitement." , il s'est rapidement mis en place plusieurs sites qui recensent les liens supprimés, et attirent l'attention sur les sujets supprimés, soit, justement l'inverse de l'effet initial attendu par la mesure.

Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, a ainsi partagé son mécontentement dans une dépêche Reuters : " Si vous délistez uniquement sur google.fr, par hiddenfromgoogle exemple, le droit à l'oubli est nettement affaibli.". Vient alors l'idée d'une application plus large, bien au-delà du simple marché européen.

Car ce qui est censuré ou supprimé des résultats de recherche en Europe ne l'est pas dans l'ensemble des moteurs de recherche du monde, ainsi, des pages supprimées sont accessibles aux USA, Canada, Asie...

Se pose alors désormais de la portée extraeuropéenne de l'arrêt du 13 mai 2013, mais aussi de la situation des sites qui référencent les données supprimées par Google et les mettent en avant : doivent-ils être poursuivis ?

Les CNIL européennes se disent également agacées par le message envoyé par Google indiquant aux sites que leurs liens ont été supprimés de son moteur de recherche. Un acte de transparence qui passe pour une intention de remuer le couteau dans la plaie et d'attirer les regards sur la "censure" imposée par la CJUE si on se positionne du côté de Google.

C'est ainsi que les autorités évoquent un droit à l'oubli "silencieux", et que Google en finisse avec ses messages envoyés aux sites concernés par les retraits. Une situation qui permettrait alors à Google d'opérer dans l'ombre et qui ouvre une porte à bien d'autres formes d'abus.

Plus que jamais comme l'indique Isabelle Falque-Pierrotin : " L'arrêt de la cour a ouvert une boite de Pandore" qu'il sera désormais complexe de refermer.

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Vos commentaires

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Le #1803541
il parait qu'une certaine madame Françoise de Mousialiste à envoyer 3 millions de demandes pour effacer une période allant de 2012 à 2014... quant à monsieur Uaimepéesse il en est à 12 millions de demandes via une start up qui s’appelle BigMillions.

... par contre, google ou pas, moi je ne suis pas prêt d'oublier
Le #1803606
mieux, ça devrait se faire automatique et sans condition.


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Anonyme
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