Bonjour,
pour ceux que ca interesse, un article sur le DVD HD et ses
potentiels problemes :
http://minilien.com/?cU4Gb9ourR
D'ailleurs est ce que ce probleme existe sur les DVD actuels ?
Il a falloir que je trouve un cine qui diffuse 'la chute du faucon
noir'
pour verifier le grain est bien reproduit sur le DVD :-).
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Junko Yoshida
EE Times
February 7, 2005 (1:24 p.m.)
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PARIS - Et vous qui pensiez vous débarrasser de tous les points,
imperfections et grains dans les films en les remplaçant par toute la
clarté offerte par la technologie numérique. Imaginez un peu
l'impact qu'aurait la numérisation de grands classiques modernes
tels que « La Chute du faucon noir » de Ridley Scott ou « Aliens »
de James Cameron, explique Mark Johnson, directeur de la recherche et
développement chez Technicolor Creative Services.
M. Johnson, qui travaille pour une entreprise qui a été la première
à introduire la couleur dans les films il y a un siècle, se bat (avec
des chercheurs chez Thomson, fabricant français d'appareils
électroniques grand public) pour préserver l'« imperfection »
dans les films. Pour lui, le grain des films fait partie intégrante de
l'« intention créatrice initiale des cinématographes ».
Dans « La Chute du faucon noir », par exemple, le réalisateur Ridley
Scott et le directeur de la photographie Slawomir Idziak ont opté pour
une apparence rappelant les productions couleurs des années 1960. «
La couleur et le grain permettent précisément de transposer le
spectateur dans un environnement de Tiers-Monde qui est la toile de
fond du film », note M. Johnson. « Aliens », en revanche, fait appel
à des couleurs plus froides et plus nuancées pour évoquer
l'espace. « Cependant, au lieu d'avoir une image très nette et
clairement définie que l'on est en droit d'attendre pour une
représentation futuriste, le film utilise un grain lourd qui fait
l'effet d'un voile. Même si la plupart des spectateurs ne sont pas
conscients de cet effet, ce dernier permet de soutenir le suspense du
film », ajoute M. Johnson
La possibilité de rendre une telle vision artistique, ainsi qu'une
interprétation distincte de la réalité et de la texture, qui est
souvent améliorée par le grain du film, sur les futurs DVD haute
définition de prochaine génération (DVD HD) devrait faire l'objet
d'un vote définitif par le comité directeur du DVD Forum lors de sa
réunion à Tokyo les 24 et 25 février prochains.
La société Thomson (Paris), qui détient désormais quelques
entreprises cinématographiques et de pré- et postproduction vidéo,
notamment Technicolor, a mis au point une technologie appelée Film
Grain Technology (FGT). Bien que la société soit convaincue qu'un
grand nombre de studios hollywoodiens ont déjà été conquis par
cette technologie, le vote du DVD Forum demeure incertain. « Il faut
tenir compte d'éléments politiques », confie Jeff Cooper,
conseiller technique pour la recherche chez Thomson.
Par ailleurs, ce vote pourrait indiquer si la communauté
d'ingénieurs est prête à accepter que le grain du film n'est pas
qu'une question de bruit, mais qu'il s'agit de préserver
l'intention initiale des réalisateurs.
Cette invention revient à une équipe de chercheurs de l'unité de
recherche de Thomson basée à Princeton (New Jersey), alors qu'elle
travaillait sur des algorithmes d'encodage MPEG-4 AVC. En qualité
d'experts du codage vidéo, les ingénieurs savaient déjà pourquoi
des techniques de codage prédictives déployées en MPEG-2 et MPEG-4
AVC avaient des difficultés à conserver le grain des films. « Le
problème était la nature aléatoire du grain », selon M. Cooper.
Bien qu'un codage visuellement parfait ne puisse être atteint
qu'à des débits binaires très élevés, les encodeurs avec pertes
ont tendance à supprimer le grain du film lors du filtrage des hautes
fréquences habituellement liées au bruit et aux textures fines,
affirme Cristina Gomila, ingénieur en chef chez Thomson. Le résultat
pourrait être des images vidéo numériques d'une pureté
irréprochable sur un DVD qui supprime la texture recherchée dans le
film d'origine.
Souhaitant conserver le grain pendant la compression vidéo tout en
améliorant la qualité visuelle et l'efficacité du codage,
l'équipe a travaillé près de deux ans et demi. Ce pénible
processus a impliqué « la visualisation de milliers d'extraits de
films pour comprendre comment le grain du film est généré lors du
développement et saisir les différences dans l'intensité, la
couleur et la taille du grain, en fonction des émulsions
cinématographiques », explique Mme Gomila.
En termes simples, le grain du film « provient du modèle visible des
cristaux qui composent l'émulsion cinématographique », souligne
Ben Keen, analyste principal chez Screen Digest à Londres. Le grain
est le « résultat de la combinaison et du chevauchement de ces
cristaux, créant ainsi ce qui semble être un bruit aléatoire sur
l'image », explique M. Johnson (Technicolor).
Ceux qui travaillent dans le domaine de la post-production vidéo ont
déjà recours à une technique appelée « simulation de grain du film
» pour faire correspondre le grain sur plusieurs compositions lors de
la fusion d'images créées par ordinateur et de film standard, par
exemple. Habituellement, le filtrage et la restitution du grain du film
nécessitent beaucoup de ressources au niveau du traitement et du
stockage.
Le défi auquel ont été confrontés les chercheurs de Thomson a ét=
é
de développer des « algorithmes flexibles » capables d'imiter le
même procédé, mais avec une complexité moins importante, pour des
applications de codage vidéo. Au lieu de rendre l'encodage plus
complexe, ils ont trouvé un moyen d'ajouter du grain au niveau du
décodage. Plus précisément, la technologie FGT de Thomson atténue
le grain du film avant d'encoder le signal vidéo. Ensuite, elle
modélise le grain et transmet ses métadonnées. Enfin, elle simule le
grain du film après avoir décodé le signal vidéo propre.
M. Cooper pense que le FGT permet d'économiser au moins 20% de bits
tout en préservant le grain du film.
Au lieu de faire du FGT une technologie exclusive, Thomson a choisi de
la garder dans le domaine public. En présentant le FGT à la Joint
Video Team d'ISO/ITU, la technologie de Thomson est devenue la MPEG-4
AVC Fidelity Range Extension, ce qui permettra à la syntaxe du message
qui transmet les métadonnées FGT d'être normalisée. « La syntaxe
se trouve déjà dans un train de bits », affirme M. Cooper. La
spécification précise concernant les bits permet à tout décodeur de
définir le modèle et de procurer le même grain pour le même film.
« Les fabricants de semi-conducteurs disposent déjà de cette
spécification », ajoute-t-il.
Mais l'introduction du grain de film au niveau du décodage a
toutefois son prix : elle nécessite un circuit intégré de décodage
HD dotée d'une mémoire de 40 Ko et de portes 5K. Armando
Caltabiano, directeur du service Ventes au détail et Satellite de
STMicroelectronics, fait observer que « la technologie FGT nécessite
d'importantes ressources pour le post-traitement vidéo et sollicite
une quantité non négligeable de données internes ».
Bien que ST ait annoncé que ses puces ne prendront pas en charge le
FGT, M. Caltabiano précise : « Nous avons examiné attentivement les
modifications nécessaires pour inclure rapidement cette technologie
dans un dérivé de nos produits ». Une telle démarche pourrait être
réalisée cette année, selon ST. M. Caltabiano précise néanmoins
qu'une telle entreprise « dépend de la demande et de la décision
prise au niveau des normes ». Il ajoute : « Nous attendons avec
impatience la réunion du comité normatif en février. »
La décision que devrait prendre le DVD Forum sur la technologie FGT
reste incertaine. Pour M. Keen (Screen Digest), « Warner et Disney
semblent soutenir cette technologie et le secteur semble encourager son
ajout à l'« arsenal des outils » ». Il ajoute : « Je ne pense
cependant pas qu'elle devienne obligatoire, mais sera seulement une
chose pratique à avoir ».
Que se passera-t-il si le FGT ne devient pas un élément obligatoire
de la norme DVD HD ? Même dans ce cas, ce ne sont pas les applications
possibles qui manquent, selon Thomson, qu'il s'agisse de la
diffusion, de la post-production ou de la restauration de films. Le
cinéma numérique constitue également un autre domaine
d'application éventuel, poursuit M. Johnson (Technicolor).
L'objectif est de « contribuer à la préservation du grain dans les
films présentés dans les salles de cinéma numérique ». Dans
l'ère de la vidéo numérique, « il est possible aujourd'hui de
capturer, de modifier et d'adapter la couleur et la présentation,
sans même toucher au film », explique M. Johnson. « Fait
intéressant : le FGT est actuellement envisagé comme un outil
permettant d'introduire du grain là où il n'existait pas ».
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Christophe