Aux USA, les éditeurs de logiciels de peer to peer viennent d'être
jugés coupables et donc responsables du contenu illégal circulant sur
leurs réseaux.
C'est une décision qui risque de faire date, et surtout de marquer les
esprits dans le monde entier, même si pour l'instant cette décision ne
concerne que les Etats-Unis.
En effet, la Cour Suprême des Etats-Unis vient de rendre un jugement
sans précédent en condamnant les sociétés responsables des réseaux de
peer to peer Grokster et Morpheus. En cause, les fichiers téléchargés
illégalement via ces réseaux. Et pour la première fois ce ne sont pas
les internautes eux-même qu'on poursuit mais bien les sociétés donnant
accès à ces réseaux ! Une première.
Remarque : cela n'engage que votre serviteur, mais je trouve dommage de
condamner un réseau pour une partie seulement du contenu y
circulant...Quid des démos de jeux, des distributions Linux, et des
autres logiciels utilisant ces réseaux pour être téléchargés '
Quoi qu'il en soit, à l'heure actuelle, du moins aux USA, la plus
importante juridiction américaine a tranché en déclarant les sociétés
responsables de l'usage qui est fait de leurs logiciels. Selon cette
cour :
"Groskster et Morpheus ont distribué leurs logiciels avec l'intention
de promouvoir leurs capacités à enfreindre le copyright".
Cette décision, qui est définitive, va sans aucun doute "motiver"
l'industrie de la musique et du film pour attaquer non plus les
internautes mais bien ces sociétés.
Bientôt la fin des Grokster, Morpheu, Kazaa, BitTorrent et autre eMule '
La France, par l'intermédiaire du SNEP (syndicat national de l'édition
phonographique) a très vite réagi hier soir en expliquant que cette décision constituait
"un signal
positif aux producteurs et créateurs de musique du monde entier en
reconnaissant la responsabilité des éditeurs de logiciels de partage
qui favorisent le piratage de la musique sur le Web. Cette décision
émane certes d'une juridiction américaine, mais elle a une portée
beaucoup plus large...".
Autre remarque : cette décision va à l'encontre d'une précédente, issue d'un cour d'appel américaine, qui avait déclaré que :
"c'étaient leurs
utilisateurs eux-mêmes qui cherchaient, trouvaient et enregistraient
les contenus en infraction, sans implication des deux accusés"
Pas de chance, c'est la cour suprème qui a le dernier mot aux USA, un peu comme notre cour de cassation en France.
Il reste maintenant à voir le devenir de ses sociétés, qui vont sans
aucun doute être condamnées lourdement, et à payer de fortes amendes.
Si l'on regarde plus loin encore, une question se pose, quel est encore à l'heure actuel l'avenir du peer to peer '
Wait & See.....