Avec l'accès à la bande 900 MHz, les opérateurs vont pouvoir accélérer le déploiement de leur couverture 3G et obtenir en un an un résultat qu'il aurait fallu trois bonnes années à achever en suivant le schéma classique de déploiement de stations de bases UMTS 2100 MHz, tout en coûtant bien moins cher en installation comme en maintenance.
Cette couverture 3G accélérée va servir de support au
décollage des services mobiles, constaté depuis mi-2007 et renforcé par l'arrivée de forfaits dits "illimités" qui sont un passage obligé pour une adoption de masse.
C'est donc toute une économie de la 3G qui devrait profiter de cette nouvelle disposition et qui aura la garantie d'être accessible sur l'ensemble du territoire national et non plus seulement au niveau des zones urbaines. Cela ne signifie pas la mort des réseaux GSM / EDGE, qui continueront à être améliorés mais cela peut être considéré comme un premier pas vers la transformation de la
3G comme standard de base, comme cela commence à être le cas dans certains pays asiatiques, du côté de la Corée du Sud ou plus récemment
du Japon.
Certes, il faudra encore attendre l'arrivée de terminaux compatibles UMTS900 pour garantir l'exploitation de cette couverture étendue mais ils devraient être disponibles en nombre lorsque cette option sera disponible d'ici 2009.

Après l'opérateur finlandais
Elisa, qui a lancé le premier réseau commercial UMTS900 dès novembre 2007, on devrait logiquement observer une migration des opérateurs GSM vers cette solution jugée garante d'économies pour ces derniers et profitable pour les utilisateurs.
Et la santé dans tout ça ?Alors, tout est pour le mieux et sort gagnant de cette décision ? Pas tout à fait puisque certaines associations considèrent la décision de l'Arcep comme un véritable
"cadeau financier" fait aux opérateurs sans considération pour les
éventuels problèmes de santé publique que pourraient engendrer les rayonnements magnétiques.

L'association
Priartèm, par exemple, dénonce ainsi un usage de la bande 900 MHz qui va accroître l'exposition aux rayonnements des individus, étant donné que cette fréquence pénètre mieux à l'intérieur des bâtiments et qu'elle sera plus énergétique pour assurer de hauts débits de transmission.
Même si le ministère de la Santé reste sur une position neutre, à défaut d'une confirmation certaine d'un risque sanitaire par des études scientifiques, Priartèm relève plusieurs publications récentes évoquant un stress au niveau cellulaire pour de faibles champs électromagnétiques émis à 900 MHz.
Le débat sur les risques provoqués par les radiations électromagnétiques de faible intensité sur la santé est donc loin d'être clos.