Les trois opérateurs français ont décidé de faire appel de la
décision qui les a condamné à de lourdes amendes pour entente illicite.
Rappelez vous,
les trois grands opérateurs de téléphonie mobile français, à savoir
Orange, SFR et Bouygues Telecom, ont été condamné à de lourdes amendes
pour entente illicite, suite à une plainte déposée en février 2002 par
l'association de consommateurs UFC-Que Choisir.
Les accusés auraient faussé le
marché mobile faisant en sorte de stabiliser leurs parts de marché, en
se partageant des informations stratégiques confidentielles comme les
abonnements et les résiliations, entre 1997 et 2003.
Les amendes infligées à chaque opérateur mobile étaient très lourdes :
- Orange ( France Télécom ) : 256 millions d'euros
- SFR ( Vivendi Universal et Vodafone ) : 220 millions d'euros
- Bouygues Télécom ( Bouygues ) : 58 millions d'euros
Ces montants ont été calculés en fonction du chiffre d'affaires de la maison-mère de chaque opérateur.
Aujourd'hui, nous apprenons que ces opérateurs ont décidé de
faire appel
de cette décision, bien qu'ils risquent, en cas de confirmation de la
peine, des sanctions encore plus sévères. On s'attend également à des
demandes plus élevées de la part des associations de consommateurs, qui
seraient encore plus légitimées dans leurs demandes suite à cette
possible confirmation.
Pour rappel, l'association UFC Que Choisir estime le préjudice subi
entre 50 et 180 euros par abonné. L'association a d'ailleurs annoncé
qu'elle allait demander réparation devant la justice, et estime le
préjudice total à près de 1,2 milliard d'euros !
Nous vous
présentions d'ailleurs il y a quelques temps les outils mis à disposition des internautes via le site web www.cartelmobile.org.
Remarque : chaque abonné devra porter plainte lui même ou se tourner vers une association pour se faire représenter.
Selon Patrick Devedjian, ancien ministre de l'Industrie, sur Europe 1 :
"
Les abonnés peuvent demander le remboursement de ce qu'ils ont payé
indûment : aux USA on appellerait cela une 'class action' mais ils
peuvent le faire par une autre procédure aujourd'hui en France".
Affaire à suivre donc.