Dans l'affaire des ententes illicites entre Orange, SFR et Bouygues
Telecom, les consommateurs et leurs associations de défense
s'impatientent de voir une nouvelle loi, la Class action, être enfin
inscrite dans le droit français.On se souvient fort bien de
cette histoire d'ententes illicites entre opérateurs de téléphonie
mobile qui avait fait grand bruit dans la presse. Si à l'époque, et ce
n'est pas si vieux, les sociétés mises en cause
ont été lourdement condamnées,
restait le nombre conséquent de clients s'estimant floués ayant
demandé réparation du préjudice dont ils se sentaient victimes. Cela
ouvrait la voie à une
procédure en class action, une action de
groupe qui permet à des personnes ayant individuellement subi le même
préjudice d'intenter une action en nom commun, et de se partager
ensuite les dommages et intérêts obtenus.
Problème,
la Class action n'existe pas dans le droit français.
Les parlementaires et le gouvernement ont donc été sollicités pour
accélérer la mise en place de cette action de groupe à la française.
Mais après quelques mois, et bien qu'un groupe de travail mené sous
l'égide du ministère de la justice ait rendu
un rapport en décembre dernier,
cela n'a encore débouché sur rien de concret. Les associations de
consommateurs, UFC-Que choisir et Familles de France ( mais d'autres
aussi... ) ont donc relancé ces derniers jours le gourvernement sur
cette nouvelle loi pour justement qu'elle puisse être utilisée contre
les opérateurs en question.
Si actuellement certains s'évertuent
à supprimer une loi comme le CPE, d'autres essayent au contraire d'en
faire adopter une nouvelle. Le gouvernement est décidemment bien
sollicité en ce moment...
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