
Depuis novembre 2002, les opérateurs mobiles japonais,
NTT DoCoMo,
KDDI Corporation
et
SoftBank Mobile Corporation, ont collaboré sur l'étude des effets des émissions d'ondes électromagnétiques.
Des études expérimentales, portant sur les aspects cellulaires et génétiques de cultures de cellules soumises à des radiations
dix fois plus importantes que les limites imposées pour les stations relais, ont évalué l'impact des radiofréquences en conditions
in vitro.
Dans un premier rapport émis en avril 2005, les résultats obtenus ne révélaient
aucune altération des protéines pouvant conduire à une apoptose (suicide des cellules) ou du génome ni de prolifération cellulaire.
L'expérimentation n'a pu mettre en évidence d'effets indésirables liés aux rayonnements des stations relais, une conclusion en accord avec le consensus de l'Organisation Mondiale de la Santé (
OMS ), qui recommande toutefois de poursuivre les recherches, certaines études estimant qu'un risque existe.
De la relativité des étudesC'est le
Mitsubishi Chemical Safety Institute qui a mené cette expérimentation in vitro à la demande des opérateurs japonais. Ses conclusions sont présentées dans diverses publications scientifiques et symposia.
Les études concernant les dangers liés aux radiofréquences des mobiles aboutissent régulièrement à des
résultats divergents du fait de la multiplicité des facteurs à prendre en compte.
Des résultats in vitro négatifs, s'ils apportent des éléments de réponse, ne garantissent pas forcément l'obtention de résultats comparables sur des
systèmes in vivo, qui peuvent présenter des mécanismes de régulation ou une exposition à des facteurs pouvant conduire à des conclusions différentes.
Cette étude, si elle est plutôt rassurante et renforce l'idée d'innocuité des radiations électromagnétiques aux intensités utilisées dans l'industrie mobile, ne permet donc pas de mettre un point final au débat.