III] Fonctionnement des firewalls ( architectures et règle du tout ou rien )
Le
fonctionnement des pare-feu n’est pas très complexe à comprendre dès
que l’on a quelques bases en protocoles et réseaux. C’est pour cela
que nous reviendrons sur les notions de base à avoir sur les
protocoles, TCP/IP, les réseaux et les DMZ : ces « petits réseaux »
dans le réseau de l’organisation abritent les machines qui sont
directement accessibles par Internet. Ces machines peuvent être des
serveurs HTTP / HTTPS, des serveurs FTP, des systèmes de mails, des
firewalls, des serveurs plus spécifiques à l’activité de l’entreprise…
Un
firewall va capturer des paquets réseaux transitants entre Internet et
le réseau interne de l’entreprise. A l’aide de quelques informations
que l’administrateur configure lors de l’installation du firewall, ce
dernier va être capable de réaliser des actions en fonction du paquet
qu’il reçoit. Si, par exemple, il reçoit un paquet provenant d’une
adresse Internet que l’administrateur a autorisée, le paquet pourra
continuer son chemin dans le réseau de l’entreprise. Si
l’administrateur a donné comme ordre au firewall de bloquer l’accès à
des sites pornographiques ou de jeux en ligne, ce dernier ne laissera
pas passer les paquets qui vont à l’encontre de la règle établie.

Ces
ordres que l’administrateur a donnés au firewall sont ce que l’on
appelle des règles ou plus généralement, dans le jargon des hackers et
consultants, des ACL pour Access Control List, ou, en français, des listes
de contrôle d’accès. Ils peuvent être définis de diverses manières : en
créant des scripts de configuration comme sous Linux avec IPTABLE ou
comme avec certains routeurs firewall CISCO. Ils peuvent aussi être
créés à l’aide d’une interface graphique qui va permettre à
l’utilisateur de cocher des cases, de sélectionner tout un ensemble
d’éléments.
J’ai volontairement changé de terme : j’ai tronqué
administrateur pour utilisateur car généralement configurer un firewall
réseau à l’aide de scripts est mieux que présélectionner des options
avec des outils de configurations graphiques qui préfèrent la
simplicité d’utilisation à l’exhaustivité et la prise en main du
firewall à l’aide d’un mode expert. Bon, j’ai entendu parler, il y a
quelques temps, d’un outil fonctionnant sous KDE qui permettait de
configurer ses règles IPTABLE graphiquement : ne l’ayant jamais
utilisé, je n’oserais pas généraliser ma dernière phrase.
Mais il faut
quand même savoir qu’installer et connecter à son réseau un firewall
tout-en-un, livré dans un beau papier cadeau n’est pas une bonne idée,
même si la documentation vous affirme qu’il est configuré par défaut et
que seuls quelques paramétrages sont nécessaires au départ : c’est comme
installer Windows 2000 / XP comme serveur Web / serveur de fichiers avec la
configuration de base : NetBIOS activé, une liste des services en train
de tourner accessible grâce à une simple énumération, des clés de la
base de registre consultables à l’aide de DumpReg, la possibilité
d’utiliser le service SFTP de base inclus dans Windows pour faire ce
que l’on veut…( ne rigolez pas !!! j’en ai déjà vu et heureusement que
je suis gentil car même un coup de vent ferait tomber les serveurs un à
un :P ).
Normalement, les sections Internet et réseau de votre
politique établie préalablement devraient être les versions
« littéraires » de ces ACLs.
Tous les firewalls, dignes de ce nom, assurent au moins les 3 fonctions suivantes :
- Filtrage par paquet
-
NAT (Network Address Translation)
-
Proxy