Des
firewalls un peu plus complets vous permettrons de protéger votre
réseau à toutes les couches : de la couche Liaison de Données
( Ethernet ) à la couche Application ( HTTP… ). Cela veut dire, entre autres,
qu’ils sont capables de bloquer des requêtes par filtrage de contenu.
Le filtrage par contenu consiste à analyser un trafic non seulement au
niveau de la formation des paquets réseaux sous-jacents ( IP – TCP - … )
mais aussi au niveau du contenu que véhiculent les paquets de la couche
Application. Cela va demander au pare-feu de posséder une base
d’analyse antivirale pour bloquer par exemple des codes ActiveX,
Javascript, VBS, Java… La possibilité de créer des réseaux VPN ( Virtual
Private Network ou encore Réseau virtuel privé ) peut être une option
non négligeable des firewalls.
« Le Réseau privé virtuel ( VPN ou
Virtual Private Network, en anglais ), est une extension des réseaux
locaux qui procure une norme de sécurité en télécommunications.
Un
bon compromis consiste à utiliser Internet comme support de
transmission en utilisant un protocole de « tunnelisation » ( en anglais
tunneling ), c'est-à-dire encapsulant les données à transmettre de façon
chiffrée. On parle alors de réseau privé virtuel ( aussi appelé VPN,
acronyme de Virtual Private Network ) pour désigner le réseau ainsi
artificiellement créé. Ce réseau est dit virtuel car il relie deux
réseaux « physiques » ( réseaux locaux ) par une liaison non fiable
( Internet ), et privée car seuls les ordinateurs des réseaux locaux de
part et d'autre du VPN peuvent « voir » les données.
Le système de
VPN permet donc d'obtenir une liaison sécurisée à moindre coût, si ce
n'est la mise en œuvre des équipements terminaux. En contrepartie, il ne
permet pas d'assurer une qualité de service comparable à une ligne
louée dans la mesure où le réseau physique est public et donc non
garanti. »
Définition tirée de la célèbre encyclopédie libre, Wikipedia.
Un
autre élément non négligeable est la
tolérance aux pannes : un peu
comme certaines configurations en RAID des disques durs, les
firewalls fonctionnent par deux, un des firewalls servant à assurer la
sécurité du réseau si un problème arrive au premier firewall.
Ne
pensez pas que je sois d’accord avec le principe d’ajouter des
fonctionnalités de jour en jour aux firewalls : je suis un
inconditionnel du principe
KISS ( Keep It Simple, Stupid ), un principe
( certains disent aussi une maxime ) repris par bon nombre de
développeurs et professionnels en architecture réseau qui prônent qu’un
logiciel / système simple et dédié à une tâche précise est plus simple à
comprendre / administrer. Mais pouvoir intégrer par défaut la tolérance
aux pannes, le filtrage par contenu ( sans pour autant oublier
d’installer des antivirus dans le réseau ) serait une bonne chose.
Mais
avant de partir dans toutes ces considérations purement théoriques et
sujettes à polémiques, revenons quelques secondes sur les trois
architectures de base des firewalls.