Il y a
3 principaux types de firewalls :
-
les firewalls filtrant par paquets
-
les firewalls Proxy
-
les inspecteurs d’état
Les
pare-feu filtrant par paquets sont les plus simples à créer et mettre
en place. Ils vont dans un premier temps capturer les paquets réseaux
transitant par leur interface réseau et extraire diverses informations
comme l’adresse IP de l’ émetteur de paquet, l’ adresse IP du
destinataire, le type du paquet ( cela est généralement défini sur les
couches 2 et 3 du modèle OSI ). Ces informations seront comparées aux
règles définies par les ACLs.
Le gros avantage de ces firewalls est
la rapidité d’exécution car tout est réalisé sur les couches 3 et
inférieures donc il n’est pas nécessaire de développer des composants
lourds et complexes d’analyse de protocoles de haut niveau comme le
HTTP…
Mais tout à un prix, ces firewalls ne sont
absolument pas sécurisés, les ACLs peuvent être bypassées ( contournées ),
des piratages assez basiques ( tunneling, firewalking, capture SNMP,
fragmentation des paquets… ) pour certains seront possibles, des
attaques de type refus de services pourront aussi être perpétrées.

Une
version évoluée des firewalls par filtrage de paquets était plus que
nécessaire. Ainsi apparurent les firewalls qui inspectent l’état des
paquets. Qu’est-ce que cela veut dire ' A chaque fois qu’une connexion
est effectuée ou terminée entre des systèmes d’un réseau interne de
l’entreprise et des systèmes accessibles par l’intermédiaire
d’Internet, le firewall créé et met à jour une table en mémoire qui
recense l’état des différentes connexions que le firewall a eu
l’occasion de gérer. Quand un paquet passera par son interface, si
celle-ci appartient à une connexion légitime elle sera transmise, sinon
elle sera étudiée plus en profondeur par le firewall, suivant les ACLs
que l’administrateur a créées.
Ces firewalls analysent les trames
réseaux des protocoles de haut niveau ( 4 et plus ) et pas seulement les
paquets de bas niveau comme le font les firewalls de filtrage par
paquets. Niveau avantages, c’est plus de sécurité, un meilleur contrôle
du trafic transitant par le système de protection… Mais j’ai noté un
gros problème, le manque de flexibilité de ce genre de firewalls. Ce
n’est pas un très grand problème de sécurité mais cela peut compliquer
l’administration de la machine si des composants / plugins doivent être
ajoutés à chaud. De plus, plus il y a de trafic, plus la taille de la
table grandit, plus le traitement est long, plus le firewall est lent…
Comme
les firewalls sont à la bordure du réseau, ils peuvent aussi servir à
protéger / contrôler l’accès à Internet qui est réalisé par les employés.
Cela est réalisé à l’aide d’un serveur proxy.
« Un serveur
mandataire ou serveur proxy est un serveur qui a pour fonction de
relayer différentes requêtes et d'entretenir un cache des réponses.
Inventé par le Centre européen de recherche nucléaire en 1994, à
l'origine pour relier à Internet des réseaux locaux n'utilisant pas le
protocole TCP / IP, il a été depuis doté de nouvelles fonctions
concernant :
- le cache ;
- l'enregistrement (logging) des requêtes ;
- la sécurité du réseau local ;
- le filtrage et l'anonymat.
Aujourd'hui,
les réseaux locaux utilisent le protocole TCP/IP et peuvent être reliés
à Internet via une simple passerelle ou un routeur.
» ( Définition tirée de l' encyclopédie libre Wikipedia )

Un
serveur Proxy agit généralement dans les hautes couches de la pile de
protocoles TCP / IP. Cela permet par exemple de filtrer certaines Url,
de bloquer l’accès à certains sites et de réaliser plein d’autres
actions de contrôle et sécurisation du réseau interne de l’entreprise.
Voila, nous en avons fini avec la présentation de l’architecture d’un firewall. Avant de passer à la suite, je veux vous donner la phrase résumant le fonctionnement d’un firewall vis-à-vis des ACLs.
Un firewall refuse et interdit tout ce qui n’a pas été explicitement autorisé.