France : licenciée pour avoir passé trop de temps sur Facebook pendant le travail

Le par  |  14 commentaire(s) Source : Sud Ouest
facebook

Facebook s’invite de plus en plus dans des cas de licenciement en France. Après des licenciements d’employés ayant critiqué leur hiérarchie sur le réseau, c’est suite à des abus de connexions qu’une salariée a été remerciée.

Nos confrères du journal Sud Ouest rapportent ce cas étonnant dans lequel la justice a tranché en faveur de l’employeur d’une salariée licenciée pour ses connexions abusives à Internet et au réseau social Facebook.

Une employée d’une agence d’intérim de la Côte basque a ainsi vu son licenciement validé par la cour d’appel de Pau qui a retenu " des connexions très fréquentes, durant les heures de travail, à des sites communautaires tels que Facebook." Tout en mentionnant également des connexions répétées à sa boite mail personnelle ainsi que la consultation de sites de vente de dessous féminins dont elle faisait une activité commerciale en parallèle de son emploi dans l’agence.

facebook https Des connexions qui n’auraient pas forcément été à l’origine d’un licenciement si cette dernière conjuguait ses activités en ligne avec un certain sens du professionnalisme. En effet, il a été jugé que ses connexions abusives étaient la cause de retards dans son travail, impactant directement les clients de l’agence d’intérim. Elle se voulait ainsi incapable de rendre les contrats d’embauche, dont elle avait la charge, dans les temps.

Un informaticien a été sollicité par son employeur afin de mettre fin aux doutes. Suite à une analyse des historiques et devant l’activité décrite comme très importante de la salariée sur les réseaux sociaux pendant ses heures de travail, elle aurait été licenciée.

Celle-ci s’est alors rapprochée du tribunal des prud’hommes de Bayonne qui a tranché en sa faveur, jugeant le licenciement sans cause réelle ni sérieuse.

L’agence d’intérim a rejeté la décision en appel et fourni un ensemble de preuves composées de captures d’écran en mettant en avant un argument sans équivoque, l’employée " considérait son lieu de travail comme une véritable annexe de son domicile privé."

La Cour d’appel a donc révisé le jugement établi en première instance et tranché au profit de l’employeur.

Il convient cependant de faire la part des choses dans ce cas précis puisque ce n’est pas tant les connexions à répétition sur divers sites Internet qui ont justifié le licenciement de cette employée, mais son incapacité à remplir les tâches pour lesquelles elle était rémunérée du fait de son activité en ligne soutenue. La Cour a jugé ici d’un usage " anormal" de l’outil professionnel.

Quoi qu’il en soit, le dossier s’arrêtera là, aucune poursuite en cassation n’étant prévue, ce qui fait de cette affaire un cas de jurisprudence sur lesquels les employeurs pourront désormais s’appuyer pour justifier des licenciements dans des cas plus ou moins similaires.

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Vos commentaires Page 1 / 2

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Le #1471892
Puisqu'on vous dit que Internet peut-être un piège au boulot, la preuve !
Ceci dit, la personne en question aurait très bien pu "surfer" sur son portable perso, par exemple, mais utiliser les ordis de l'entreprise, c'est suicidaire !!!!
Espérons que la jurisprudence ne sera pas utilisée excessivement par les entreprises pour virer des employés devenus "indésirables" .
Le #1471982
"trop de temps sur Facebook pendant le travail" ... Tout est dans le titre ! C'est justifié ! Certains vont peut-être s'insurger mais si on paye des employés ce n'est pas pour glander sur FB. Ils ont leurs pauses pour ca. Et la Cour d'appel l'a bien compris !
Le #1472042
Ulysse2K a écrit :

"trop de temps sur Facebook pendant le travail" ... Tout est dans le titre ! C'est justifié ! Certains vont peut-être s'insurger mais si on paye des employés ce n'est pas pour glander sur FB. Ils ont leurs pauses pour ca. Et la Cour d'appel l'a bien compris !


Surtout que le jugement a visiblement essentiellement tenu compte de l'impact avéré de ce passe-temps sur la productivité.
Le #1472052
Le jugement me semble équitable. Et je ne suis pas employeur...
Le #1472102
de salariés trop protégé!!!
Tu fais ton boulo ok no soucis, maintenant tu ne fais pas ton boulo, internet ou pas internet TU VIRES!
Le #1472172
Tout le monde est censé savoir, qu'un ordinateur au boulot, ca appartient au patron.

Et c'est logique qu'il puisse savoir tout ce qu'on fait dessus...

Il y a eu les licencies du minitel, d'internet, du telephone, etc.

A chaque nouvelle techno, certains en abuse au boulot.

Donc, en tant que patron, si il tolere un salarie paye 1h par jour sur facebook, l'autre c'est twitter, un autre sur youtube... bref, c'est l'anarchie.
Le #1472242
Perso, je filtre tout.
Mes employés n'ont un accès quasi libre que depuis la salle de pause. Sur leurs PC pro, ils n'ont que les sites dont leur activité justifie l'accès.
Les mobiles pro sont également limités et les mobiles perso doivent être rangés (mais présence tolérée, pour les urgences).

Avant ces limites, on perdait jusqu'à 30mn de productivité par employé et par jour, soit plus de 100€/mois et par employé.

Le filtrage est réalisé par un PC sous IPCop.
Le #1472282
ViktorE a écrit :

Perso, je filtre tout.
Mes employés n'ont un accès quasi libre que depuis la salle de pause. Sur leurs PC pro, ils n'ont que les sites dont leur activité justifie l'accès.
Les mobiles pro sont également limités et les mobiles perso doivent être rangés (mais présence tolérée, pour les urgences).

Avant ces limites, on perdait jusqu'à 30mn de productivité par employé et par jour, soit plus de 100€/mois et par employé.

Le filtrage est réalisé par un PC sous IPCop.


tortionnaire, bourreau d'employés !
Le #1472302
ViktorE a écrit :

Perso, je filtre tout.
Mes employés n'ont un accès quasi libre que depuis la salle de pause. Sur leurs PC pro, ils n'ont que les sites dont leur activité justifie l'accès.
Les mobiles pro sont également limités et les mobiles perso doivent être rangés (mais présence tolérée, pour les urgences).

Avant ces limites, on perdait jusqu'à 30mn de productivité par employé et par jour, soit plus de 100€/mois et par employé.

Le filtrage est réalisé par un PC sous IPCop.


Même politique chez moi sauf pour les smartphones où l'usage n'étant pas exagéré, je suis plus tolérant. Pendant les pauses, tout est accessible mais ils savent que leur "surf" est logué ce qui évite certains "dérapages" dans leurs recherches.
Le #1472332
Travaillez dans un labo de recherche , vous n'aurez pas ce problème
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Anonyme
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