Google se voit contraint de rebaptiser son Webmail en Grande-Bretagne.
Ce n'est pas la première fois, et probablement pas la dernière non plus :
Google va devoir changer le nom de son
Webmail, de
"Gmail" en
"Google Mail", en attendant de régler, si possible à l'amiable, le différend qui l'oppose à la firme britannique
IIIR (ou 3I-R, pour Independent International Investment Research).
Cette dernière affirme, preuve à l'appui (mais que fait Jordan Cavanaugh'!), avoir déposé le nom
"Gmail"
deux ans avant l'apparition de cette dénomination sous la griffe de
Google, et de l'avoir diffusé à ses clients, en l'occurrence quelques
uns des plus grands groupes financiers mondiaux --parmi eux,
Citigroup,
Deutsche Bank ou encore
Bank of America-- par le biais de son outil d'information en ligne
Pronet.
IIIR affirme avoir introduit le nom Gmail (où le G désigne
Graphiti, un logiciel breveté par IIIR) sur ses plate-formes en
2002, alors que Google a présenté la première version bêta de "son" Gmail
au printemps 2004.
Google ne semble pas contester la paternité du nom, mais seulement le
fait que celui-ci ait été (ou non) déposé. Comme évoqué plus haut,
cette dispute sera peut-être tranchée dans les prochains mois par les
tribunaux compétents.
En attendant, le moteur de recherche (entre autres choses) américain
entend apaiser le débat en rebaptisant son Webmail... pour les nouveaux
adhérents. Celles et ceux qui ont déjà un compte Gmail continueront de
l'utiliser tranquillement, et sous cette appellation, mais les nouveaux
prétendants se verront attribuer un compte
Google Mail, comme c'est déjà le cas en Allemagne. Vous suivez' Une petite aspirine...'
La gymnastique choisie par Google peut prêter à sourire, mais elle
s'explique en grande partie par le fait que ces démêlés britanniques ne
sont pas isolés : en Allemagne et aux Etats-Unis aussi, Google se voit
attaqué, pour les mêmes raisons, mais par des protagonistes différents.
Le conflit entre IIIR et Google pourrait cependant aller jusqu'au procès, car le premier nommé reproche au second d'avoir
"unilatéralement rompu les négociations" sensées rapprocher les parties.