Google surfe sans conteste sur la vague du succès, surtout depuis
son introduction réussie en bourse. Ses dirigeants visent désormais la
barre des cent miliards de dollars US. Soit, mais dans quel domaine...'

Eric Schmidt, PDG de
Google,
ne manque pas d'humour. Lors d'une récente présentation à la communauté
financière, il indiquait que la firme qu'il dirige visait la barre ô
combien symbolique des 100 milliards de dollars US. Mais lorsqu'une
personne présente lui demanda s'il voulait parler de chiffre d'affaires
ou de capitalisation boursière (la somme de toutes les actions Google
sur le marché financier), Schmidt répondit, sourire en coin à l'appui :
"Je vous laisse seuls juges."Pour ambigüe qu'elle soit,
cette réponse témoigne en tout cas de la confiance quasi-aveugle que le
PDG du moteur de recherche numéro un au monde porte à son entreprise.
Cependant, s'il est question de capitalisation boursière, l'affaire est
déjà dans le sac, puisque Google a clôturé la semaine avec un total de
plus de 111 milliards de dollars US. Pour le chiffre d'affaires, ce
sera un peu plus compliqué, car il s'élevait en 2005 à "seulement" 6,14
milliards de dollars US. Il faut néanmoins souligner qu'il avait
presque doublé par rapport à 2004...
Eric Schmidt a cependant
les pieds sur terre, car il inscrit la croissance de Google dans le
long terme, et refuse de se fixer des objectifs financiers à court
terme, certes de nature à séduire les boursicoteurs, mais
traditionnellement dangereux en terme de stratégie.
"Nous dirigeons cette compagnie", a-t-il affirmé,
"en accord avec la vision que les fondateurs de Google ont inscrite dans ses statuts. Et nous continueront de procéder ainsi."
Google
tire plus de 97% de ses revenus de liens sponsorisés apparaissant sur
ses pages de recherches, mais Schmidt assure que cette monoculture
n'est en aucun cas un handicap, et qu'une diversification, si elle
intervenait, se ferait en douceur. Sans exclure la possibilité
d'augmenter ses tarifs.
Alors, confiance en soi ou méthode Coué '