F. Hollande : pas de légalisation du P2P ni de contribution créative
Auprès de l'ALPA, François Hollande indique désapprouver l'approche purement répressive de la loi Hadopi. S'il est élu président de la République, il ne légalisera pas les échanges hors marché et ne mettra pas en place de contribution créative.
Dans une lettre envoyée au président de l'ALPA ( Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle ) datée du 19 avril 2012 et publiée par ElectronLibre, François Hollande rassure les ayants droit sur certains points.
Il affirme en effet que s'il est élu président de la République au soir du 6 mai prochain : " il n'y aura pas de légalisation des échanges hors marché ni de contribution créative ". Autrement dit, il écarte la légalisation de tous les échanges sur les réseaux P2P et enterre définitivement toute notion même dérivée de licence globale.
L'ALPA est l'une des entités autorisées à surveiller les réseaux P2P dans le cadre de la loi Hadopi pour repérer du téléchargement illégal. Pour cela, elle a comme prestataire la société TMG.
Sur Hadopi, François Hollande affirme sa " désapprobation " d'une approche qu'il estime " purement répressive " de la Hadopi : " à la fois injuste, coûteuse et inefficace ". Mais une nouvelle fois, le candidat socialiste à la présidentielle parle de " repenser la loi en profondeur " via la concertation, notamment avec son acte II de l'exception culturelle.
Le post-Hadopi pourra donc être long à accoucher, d'autant que le mot abrogation est décidément bien difficile à lâcher de manière explicite, surtout en s'adressant à l'ALPA.
Pour l'acte II de l'exception culturelle, François Hollande écrit qu'il devra dégager des principes directeurs :
" Soutien à la production et à la création, gestion collective des droits, adaptation et protection de la chronologie des médias, rémunération pour copie privée, défense des plateformes numériques innovantes, soutien financier et juridique au développement de services en ligne légaux, adaptation des financements conduisant notamment à faire participer les acteurs notamment internationaux qui bénéficient de la circulation des œuvres de l'esprit, lutte contre la contrefaçon, mis en place d'un cadre juridique adapté à la lutte contre les services ou intermédiaires illégaux... "
En filigrane, on retrouve donc des idées plusieurs évoquées comme la contribution d'acteurs tels Google, Apple ou Amazon pour le financement de la création, un renforcement de la lutte en amont contre la contrefaçon commerciale.
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Vos commentaires
Allez, encore un qui s'est fait remettre les pendules à l'heure par les lobbies.
Lorsque je parle de supprimer les intermédiaires cela comprend, bien entendu, les politiques qui sont, depuis plusieurs dizaines d'années, incapables de penser par eux-mêmes : manque de conviction, influence, intérêts personnels bien au-delà de l'intérêt général.
Nous sommes de plus en plus livrés à nous-mêmes faisons donc comme s'ils n'existaient pas.
db
La démocratie ne peux pas exister quand c'est l'argent qui fait élire les politiques.
Justement si je lis bien ça parle des "échanges hors marché", donc bien du contenu échangé (en P2P par exemple), non pas la technologie utilisée. Pour une fois que l'erreur n'est pas faite
N'empêche qu'il y a encore stigmatisation du P2P. A force dans l'esprit des gens celui-ci devient néfaste. Il y a d'autres moyens de partager de l'illégal tels que le Torrent, Le VPN, le DDL, les News Group, etc. et on en parles beaucoup moins.
Le P2P est un excellent outil qui devrait plutôt servir au partage de matériel numérique non soumis au droit d'auteur. Hadopi n'a fait que diaboliser ces outils sans vraiment comprendre le phénomène.
Pour résoudre ce problème il faudra tabler sur un nouveau modèle économique, peut-être en se passant des majors.
ou alors arrêter de laisser des droits pour plus de 50 ans . Pour rappel récemment les droits sont passés de 50 à 80 ans ou un truc du genre car les petits enfants de je ne sais plus quel artistes allaient arreter de toucher du pognon sur un travail qu'ils n'ont jamais fait ! C'est ca qui est honteux à la base. Bien plus que le piratage ou la lutte anti piratage.
D'un côté, on a des stars millionnaires, des coachs, des managers qui s'en mettent plein les poches, et de l'autre côté, on a des enfants, des étudiants, des chomeurs, des petits travailleurs qui sont obligé de payer cher pour un fichier dont le coût de production est déjà largement amorti.
C'est du racket de la part d'ultra-riches soutenus par des politiciens corrompus ou dans les nuages.
"Le débat sur la culture est totalement phagocyté par Hadopi. Et il y a des lobbies tellement divers ! Faut-il abroger ou pas ? Et si oui, faut-il une nouvelle loi ? Quand je dis que je suis pour la régulation mais contre Hadopi, je ne satisfais personne. La politique, c’est quand même plus compliqué, plus subtil que certains ne se l’imaginent ! De toute façon, les gens ne vont pas voter sur Hadopi. C’est l’absurdité d’une campagne. On est sollicité par tous les groupes, par toutes les catégories. __Heureusement, les gens votent quand même pour quelque chose de plus élevé__"
(source: http://www.marianne2.fr/Mon-dejeune...17397.html)