Une véritable histoire passionnelle est en train de naître
sous nos yeux, celle dont les protagonistes sont la société danoise spécialisée
dans la sécurité informatique
et l'un des produits
phares de la firme de Redmond, Internet Explorer dans sa mouture estampillée 7.
Ainsi, Secunia maintient son rythme de croisière et vient de publier en l'espace
de 11 jours très exactement, son
(XP
SP2).
Néanmoins, quelques innovations, ce bulletin a été mis en ligne un
lundi et non un mercredi comme
les précédents, mais bien moins anecdotique, la dangerosité de
la vulnérabilité ici dénoncée est montée d'un cran puisqu’elle est qualifiée de
modérément critique (niveau 3 sur une échelle de 5) alors que
les autres étaient considérées comme peu critiques (niveau
2).
Spoofing comme dans la deuxième faillePreuve
de concept à l'appui, Secunia révèle donc la présence d'une vulnérabilité dans
IE7 qui pourrait être exploitée par une personne mal intentionnée afin de "
spoofer " le contenu de sites Web dans le but d'induire en erreur un internaute
et de lui soutirer des informations personnelles.
Plus précisément, si
l'internaute navigue sur un site malicieux et que parallèlement, il ouvre un
autre site, de confiance celui-ci, tel le site d'un organisme bancaire
susceptible d'ouvrir une fenêtre sous forme de
pop-up, du
contenu pourrait être
injecté dans cette fenêtre pop-up afin
d'inciter l'utilisateur à entrer des données sensibles qui seraient en réalité
recueillie par un pirate.
En attendant un correctif, Secunia fait
remarquer qu'en 2004 une vulnérabilité similaire avait déjà affecté plusieurs
navigateurs dont IE6 avant que Microsoft ne prodigue un soin palliatif et
Secunia de conseiller pour l'heure aux utilisateurs de IE7 de n'ouvrir qu'une
seule fenêtre lorsqu'ils sont sur un site où ils doivent communiquer des
informations personnelles.
Réactions attendues et critiques
d'ores et déjà émisesComme à l'accoutumée, reste à attendre la
réaction de Microsoft qui ne saurait tarder, mais pour le leader mondial du
logiciel, si cette vulnérabilité est bel et bien avérée, le compteur montera à
deux pour le nombre de failles concernant IE7 puisque qu'il n'a pas reconnu
l'existence de la première découverte par Secunia prétextant que pour cette
dernière son fureteur n'en était
que le vecteur.
A noter également que déjà, sur des
forums spécialisés, certains font remarquer que le test proposé par Secunia afin
de vérifier la véracité de la faille publiée,
fonctionne dans certaines
circonstances (sous XP) avec IE6 mais également avec Firefox 1.5 voire
2.0 et dénoncent par là même la relative mauvaise foi de la société
danoise qui dans son bulletin n'a parlé que de IE7.