Jeux vidéo détournés par des islamistes
Le par Yannick A.
Source : Reuters
Lorsqu'il nous arrive de nous adonner aux jeux vidéo réalistes de guerre, nous sommes toujours les gentils et les méchants sont quasiment toujours les mêmes.
Génies informatiques islamiques
Mais aujourd'hui, une affaire embarrasse les éditeurs de jeux vidéo et les responsables politiques des Etats-Unis. Des petits génies de l'informatique, qui n'en sont pas moins selon le Pentagone des militants islamistes ou d'autres fidèles représentants de groupes de la nébuleuse d'al Qaïda, modifient régulièrement a des fins de propagande les jeux de combat, de telle sorte que les gentils américains deviennent les méchants envahisseurs. Les éditeurs de jeux vidéo seraient alors devenus, bien malgré eux, les acteurs de la campagne de propagande menée par des militants islamistes pour pousser les jeunes musulmans à prendre les armes contre les Etats-Unis. Embarrassante affaire...
On inverse les rôles
Le célèbre et bien connu Battlefield 2 édité par Electronic Arts a été justement victime de cette manipulation. Dans sa version originale, les forces américaines s'opposent à l'armée chinoise ou à une coalition de pays du Proche-Orient. La création d' "un mode", chose assez banale en soit, pratiquée par des milliers de joueurs, modifie la donne. C'est désormais le méchant yankee qui devient l'ignoble envahisseur qui va falloir bouter hors du pays. La bande annonce détournée montre des combats de rue, des explosions et des assauts en hélicoptères qu'une voix off appuie par ces termes : " J'étais encore un enfant quand les infidèles sont venus dans mon village avec des hélicoptères Blackhawk "...Détournements systématiques
Si le jeu en lui même peut être ainsi patché, c'est par extension qu'on peut également trouver sur des sites Internet tenus par des présumés islamistes, des combats de rues auxquels peuvent participer des gamins de sept ans après inscription. Il en est ainsi de toute nouvelle sortie de jeux, systématiquement détournés de leur sens premier déclare un expert du département de la Défense. Cet état de fait exprimé devant la Commission permanente de la Chambre des représentants sur le renseignement a été confirmé par SAIC ( Science Applications International Corp. ). Ce détournement des jeux vidéo à des fins de propagande serait même monnaie courante de l'Indonésie à la Turquie en passant par la Tchétchénie.
Les éditeurs impuissants
Les éditeurs de jeux, victimes malgré eux de ce détournement de rôles, ne peuvent que reconnaître leur impuissance à empêcher quiconque de manipuler leurs programmes. Ils sont après tout des millions de par le monde à développer par plaisir des add-ons pour changer soit le cours de l'histoire, soit plus simplement habiller leurs personnages à leur goût.
Voilà en tout cas une histoire qui risque de relancer les plaintes d'associations de consommateurs qui luttent justement contre la violence dans les jeux vidéo. Certains rétorqueront que tout dépend des mains dans lesquelles tombent ces jeux qui, s'ils sont virtuels peuvent - et cette histoire tend à le démontrer - malheureusement influencer les esprits des plus fragiles pour entretenir une haine qui cette fois pourrait aboutir sur des combats moins ludiques et bien plus dramatiques.
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Et ils ont bien raison de dire la vérité!
De toute façon c'est vrai.
Bon jeux!
Et les champions de la morale ferais bien d'Enlever la poutre dans leur oeil avant la brindille de l'oeil de son voisin (ex: GTA)
Question de point de vue, toujours
Mais je n'aime pas trop ces détournements tout de même car ils peuvent être trop dirigés politiquement. Je serai plus heureux si les éditeurs mettaient de l'eau dans leur politique de scénarii Pax Americana, et sortaient officiellement des jeux dans lesquels on a le choix du camp à incarner.
C'est marrant de voir qu'"intra muros" les usa y'a pas de pb on peut tout faire : un gangster dans GTA, un fou du volant qui écrase les gentils passants, un max payne vengeur sanglant, un sauvageon sans limites dans state of emergency ...etc...
Mais hors des frontières, pas touche à la suprématie de l'OTAN.