En France, des salariés d'un sous-traitant de France Télécom travaillent
sous contrat portugais
"Yves Muller, vice-président de l'Acnet, un syndicat regroupant une
cinquantaine de PME sous-traitantes de France Télécom, a dénoncé une
"délocalisation inverse". "Comme on ne peut pas délocaliser des chantiers,
on prend des Portugais pour les faire travailler à bas coût dans des
conditions dignes du XIXe siècle", a-t-il accusé. "Cette arrivée de nouveaux
concurrents low cost a conduit un certain nombre d'entreprises
sous-traitantes à disparaître, d'autres à réduire sensiblement leur
voilure", a poursuivi M. Muller, qui a dit s'être ému dès l'été 2004 de
cette situation auprès de France Télécom.
Les salariés sous contrat portugais sont payés entre 1 300 et 1 500 euros
par mois mais travaillent jusqu'à soixante heures par semaine, a, quant à
lui, déclaré Claude Caumel, délégué du personnel Sud-PTT à France Télécom
dans le Languedoc-Roussillon, où est également implanté Constructel.
[...]
"Cette entreprise est portugaise. Elle vient répondre à des appels d'offres
en France de l'entreprise publique France Télécom, qui était dirigée à
l'époque par notre ministre actuel de l'économie et des finances, M. Thierry
Breton, d'ailleurs, qui connaissait cette situation au moment de la
polémique (sur la directive Bolkestein)", a protesté l'ancien ministre.
"Si on ne met pas un holà, non seulement elle sera mise en ouvre comme elle
est mise en ouvre déjà par une entreprise dirigée par M. Thierry Breton", a
affirmé M. Gayssot, qui a accusé le ministre des finances de vouloir
"généraliser à l'échelle de toutes les entreprises françaises cette
possibilité du moins-disant social"."
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-651034@51-651037,0.html
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"Non" à une Constitution antidémocratique