La frontière entre serveur physique et serveur basé sur Internet tend à perdre en clarté.
Microsoft, par la voix de son Président,
Bill Gates, a annoncé, lors de la
Professional Developers Conference
de Los Angeles, travailler sur des solutions permettant aux entreprises
clientes de Redmond de délocaliser leur activité serveur sur le Web.
Cette solution, pour l'instant à l'étude, aurait pour principal
avantage de limiter les coûts d'acquisition/détention de matériels
serveurs, mais également de réduire la maintenance à sa plus simple
expression. Un revers, cependant: les entreprises qui opteraient pour
cette méthode pourraient se montrer encore plus vulnérables aux
attaques en provenance d'Internet.
Pour arriver à mettre en place de telles solutions, Microsoft compte faire fusionner les services offerts par ses logiciels
Exchange (serveur Web), son portail
SharePoint, le service
Active Directory, et les portails Internet du groupe comme
Hotmail,
MSN Spaces (Espace MSN pour nous autres francophones) et
Passeport.
Des solutions existent déjà dans cet esprit, au sein de la panoplie
Microsoft, surtout depuis qu'il est possible de faire cohabiter
efficacement
MSN Messenger et
Live Communication Server. La récente ouverture aux développeurs externes des
APIs
(Application Programming Interfaces) dédiées à MSN est un pas de plus
dans la direction d'une plus grande inter-opérabilité... à l'intérieur
du catalogue Microsoft.
La concurrence n'a pas attendu l'éditeur de Redmond pour autant:
IBM propose depuis quelques temps déjà des solutions approchantes à ses clients, de même qu'
Oracle, ou
Sun Microsystems. Selon Bill Gates, l'avènement, puis la montée en puissance du langage
XML, ont permis d'abaisser les coûts d'utilisation de telles solutions, en les simplifiant et en les standardisant.
On se souviendra que par le passé, Microsoft avait expérimenté l'offre logicielle en ligne, avec
Office Online, avant de se retirer.