
MySpace, célèbre plate-forme communautaire, vient d'annoncer qu'elle se lancera très prochainement sur le marché de la vente de musique en ligne.
La musique indépendante sera de miseEn effet, contrairement aux plates-formes de musique en ligne concurrentes, MySpace misera avant tout sur les productions des groupes de musique indépendants, et non sur celles qui arborent les catalogues des grands majors de la musique. Ce sont ainsi plusieurs millions de groupes indépendants qui devraient y être répertoriés.
La plate-forme de vente sera gérée par la société
Snocap, qui, pour rappel, a été fondée par le créateur de Napster, à savoir Shawn Fanning. Pour ce qui est du paiement en ligne, MySpace s'appuiera sur le service PayPal, filiale d'eBay.
Les principaux atouts de cette plate-forme, au delà de ses partenaires de choix, sont les
106 millions d'utilisateurs de MySpace et l'appui de sa
maison-mère News Corps.
Chris DeWolfe, l'un des co-fondateurs de MySpace, déclarait ainsi à l'agence de presse
Reuters :
"
L'objectif est d'être l'un des plus gros magasins de musique en ligne
existant actuellement sur le marché. D'ici à la fin de l'année 2006,
MySpace offrira la possibilité à plus de trois millions de groupes de
musique indépendants n'ayant pas signé de contrats avec une maison de
disques de vendre leur musique en ligne. "Pas de verrous numériquesLes morceaux de musique pourront être vendus
depuis les pages des groupes ou depuis celles de leurs fans. Ils seront affichés à un prix décidé par le groupe, MySpace touchant bien sûr une commission
- la proportion n'a d'ailleurs pas encore été fixée -. Ils seront encodés
au format MP3 et dépourvus de
DRM (
Digital Rights Management ).
Une place pour les maisons de disque sur cette plate-forme '
David Card, analyste chez Jupiter Research, pense que non, du moins
pour l'instant :
" Je ne pense pas que les grandes maisons de disque
soient intéressées par une distribution de leurs chansons sans
protection des droits de copie avant très longtemps. "
De son côté, Chris DeWolfe a indiqué que l'objectif à terme serait de proposer en parallèle
des musiques protégées par les droits d'auteur. Toutefois, nous ne savons pas quand exactement, l'homme restant silencieux à ce sujet, bien que des
rumeurs évoquent d'actuelles discussions avec la maison de disque EMI, chose non commentée par cette dernière.