
Depuis
juin dernier,
Netscape.com maintenu par la société
Netscape Communications Corporation, filiale du groupe
AOL Time Warner, a fait peu neuve en s'inspirant grandement de sites qualifiés de
social networking à l'instar de
Digg dont le succès Outre-Atlantique ne se dément pas avec plus de
un million de visiteurs uniques par jour et qui fait bien des émules jusque dans nos contrées avec par exemple le
récent Wikio.
Pour le principe, des actualités sont proposées par des internautes puis soumises au vote de leurs congénères. Plus une actualité devient populaire via le nombre de votes et de commentaires enregistrés, plus elle est mise en évidence sur le site. Une sorte d'agrégation de l'information sous couvert d'approbation communautaire.
Résultats pas à la hauteur des espérancesMais le charme n'opère pas réellement et nombreux sont les adeptes (pourtant de longue date) de Netscape qui sont déçus par la nouvelle version de leur site préféré, eux qui en viennent même à faire circuler une
pétition (déjà près de 1500 signatures recueillies) dans le but de retrouver la version antérieure. Une initiative qui pour l'heure ne porte pas ses fruits puisque
Jason Calacanis, le directeur général de Netscape ne semble pas enclin à faire machine arrière.
Bien au contraire, Calacanis persiste et signe et vient de proposer une offre qui risque de faire beaucoup de bruit au sein de la Websphère.
L'appât du gainPour Calacanis, le constat est simple, si des sites comme Digg, Newsvine, Del.icio.us enregistrent des audiences aussi flatteuses, cela incombe pour partie à la sagacité et la pertinence d'un petit nombre d'internautes bénévoles qui ont le chic pour présenter et dénicher les sujets d'actualité les plus intéressants. Il s'agit donc de s'accaparer leur savoir-faire et pour les attirer, rien de tel qu'une petite compensation financière à la hauteur de leur talent.
Calacanis propose ainsi de rémunérer
1000 dollars par mois une
douzaine d'internautes qui ont fait leurs preuves dans ce domaine. Afin de bénéficier de ce petit pécule, l'internaute qui aura succomber aux sirènes de Calacanis, devra respecter un quota d'articles fixé à
150 par mois.
Certes, tout travail mérite salaire mais des sites comme Digg ont été créés dans un esprit de bénévolat où les généreux contributeurs se contentent de recevoir en guise de récompense de leur labeur, la reconnaissance de leurs pairs et nul doute que certains se sentiront presque vexés de l'indécence d'une telle proposition mais certains seulement.
A vous de juger.