La fermeture de l'usine allemande basée à Bochum s'annonce délicate pour Nokia, le constructeur finlandais numéro un mondial dans la fabrication de téléphones portables. En effet, après
la rébellion des syndicats et des
2 300 salariés poussés vers la sortie dans un souci de compétitivité,
le rappel à l'ordre du gouvernement et de la Commission européenne qui pointent du doigt les aides reçues pour son installation et
le retour de bâton de la Bourse, c'est au tour des consommateurs allemands de sanctionner le groupe finlandais.
Boycott des consommateurs allemandsDans un sondage réalisé par l'hebdomadaire allemand
Stern, les consommateurs sont loin d'avoir une bonne image de la marque.
52 % des personnes ayant répondu déclarent ainsi ne plus avoir l'intention d'acquérir un téléphone mobile griffé Nokia et
68 % d'entre eux estiment que l'image du groupe ne sortira pas indemne de cette histoire.
Une décision pourtant justifiée selon le patron de NokiaDans une entrevue accordée au quotidien
Frankurter Allgemeine Zeitung,
Olli-Pekka Kallasvuo, patron de Nokia, a déclaré qu'il comprenait très bien les réactions suscitées par la décision de son groupe. En revanche, il a indiqué qu'il ne voyait
pas d'arguments valables pouvant la remettre en cause. Il en a profité pour rappeler que l'usine basée à Bochum ne produisait que
6 % de l'ensemble des téléphones portables, mais représentait tout même
23 % de l'ensemble des coûts salariaux directs. Il s'est dit néanmoins prêt à discuter avec les salariés concernés pour chercher des solutions de reconversion.