
La question du choix de la technologie à déployer pour la prochaine génération du réseau mobile cellulaire est cruciale. Plusieurs branches sont en compétition et miser sur l'une ou l'autre aura des conséquences à long terme.
Les opérateurs
Vodafone et
Verizon Wireless ( le second étant dépendant à 45% du premier ) ont annoncé leur décision de développer en commun un réseau utilisant la technologie
LTE (
Long Term Evolution ), qualifié un peu vite de
4G ( celle-ci restant à définir ).
A cet effet, les deux sociétés créeront une
joint venture en prévision d'un premier déploiement d'ici trois ou quatre ans et d'un fonctionnement optimal en
2015. Si LTE est dans la continuité des réseaux
HSPA ( composés du
HSDPA, haut débit descendant et du
HSUPA, haut débit montant ) issus de la norme GSM et déjà déployés par Vodafone, il s'agira d'un revirement pour Verizon, qui possède un réseau CDMA ( autre norme pour les réseaux de télécommunications, non compatible avec le GSM ) mis à jour pour le haut débit en EV-DO Rev A.
Avantage GSMC'est donc un nouveau coup dur pour les tenants de la norme CDMA, de plus en plus minoritaires. Verizon est l'un des plus gros opérateurs utilisant ce standard et d'autres pourraient également switcher vers le GSM. C'est également une mauvaise nouvelle pour l'
UMB (
Ultra Mobile Broadband ), technologie concurrente de LTE et correspondant au
CDMA EV-DO Rev C.
Verizon Wireless indique toutefois que le
WiMAX n'est pas écarté et que des essais seront menés prochainement. Sur le territoire américain, cette technologie est en train de se structurer, avec l'annonce du réseau WiMAX
XOHM de Sprint Nextel / Clearwire et la possibilité pour
AT&T Wireless de déployer un réseau de ce type mais dans l'optique d'offrir un accès Internet haut débit sans fil dans des régions difficiles d'accès.
Tout n'est pas encore joué pour ces différentes technologies mais la création de ce type de rapprochement est un signal fort sur l'intérêt de LTE en tant que technologie de continuité pour l'après HSPA.