L'utilisation de puces à usage unique tend à se généraliser dans le domaine médical. En voici une preuve supplémentaire.
Dans l'esprit du grand public, lorsqu'on parle de puce informatique,
cela évoque un petit carré de silicium et de plastique, bien planqué
quelque part au fond d'un ordinateur. On en oublierait presque que
d'autres usages existent pour ces ustensiles, notamment dans le monde
de la médecine.

La firme franco-américaine
ST Microelectronics présente d'ailleurs un modèle de puce
MEMS (MicroElectroMechanical System), elle-même dérivée d'un prototype de la même firme, apparue en
2002 sous l'appellation prometteuse de "laboratoire sur puce".
L'idée est cette fois de tester des échantillons de sang pour
déterminer si le donneur peut être porteur de certaines souches du
staphylocoque doré, particulièrement celles les plus résistantes aux
anti-biotiques, mais également de toutes les bactéries connues pour
jouer chez l'homme un rôle dans les infections les plus difficiles à
soigner.
Pour ce faire, on dépose une goutte de sang sur la puce en question;
l'échantillon est ensuite chauffé, puis répliqué grâce à une réaction
en chaîne des polymérases.
En temps normal, une telle procédure prend plusieurs heures en
laboratoire, notamment en raison de la taille plus importante des
échantillons; ici, elle peut être effectuée en à peine
15 minutes.
Les résultats obtenus sont visuellement comparés à une liste d'agent
pathogènes recensés, et la thérapeutique adaptée en conséquence.
ST Microelectronics compte développer des tests cliniques
début 2006, et commercialiser son produit plus tard dans la même année.
NB: la puce présentée en illustration n'est pas le modèle dont il est fait état dans cette news...