Les écoutes de la NSA ne font pas l'affaire de Qualcomm en Chine..à un moment critique

Le par  |  1 commentaire(s) Source : Wall Street Journal
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Après Cisco, c'est Qualcomm qui avoue que les révélations autour des écoutes de la NSA rendent son activité en Chine plus compliquée, à l'heure de l'arrivée de la 4G dans le pays et de la montée de concurrents asiatiques sur les puces mobiles.

Jusqu'à présent, les grands acteurs télécom chinois étaient soupçonnés de liens avec les services de renseignement et leurs moindres initiatives surveillées de près, sinon bloquées, comme des tentatives d'acquisition aux Etats-Unis ou l'obtention de contrats pour des équipements de coeur de réseau.

Avec les révélations concernant les pratiques de la NSA en matière d'écoutes et qui, jour après jour, montrent qu'elles ont débordé le cadre légal qui leur avait été fixé, ce sont les grands groupes américains qui sont en retour regardés d'un air suspicieux par les entreprises chinoises.

SnapDragon logo Il y a un effet "retour de bâton" dans cette prise de distance qui permet aussi sans doute de donner un plus large part aux sociétés chinoises dans le développement rapide du secteur télécom dans le pays sans avoir à se justifier. Ce qui, après les vexations des contrats refusés aux Etats-Unis aux champions Huawei et ZTE, est de bonne guerre (économique).

Le spécialiste des équipements réseau Cisco avait clairement pointé les révélations sur la NSA comme un frein à son activité en Chine mais aussi sur les marchés émergent d'Amérique Latine, pour justifier son bilan mitigé du troisième trimestre 2013 et des perspectives molles.

A son tour, le géant Qualcomm, concepteur de puces mobiles, a confirmé par la voix de son CEO Paul Jacobs, que le groupe subissait une pression croissante dans sa façon de fonctionnner en Chine. Sans aller jusqu'à reconnaître que cela impacte les ventes dans le pays, le CEO a indiqué qu'il fallait faire preuve de beaucoup de prudence qu'auparavant dans la façon d'interagir avec les interlocuteurs locaux.

Si la Chine n'est pas forcément le pays où Qualcomm vend le plus ses dernières technologies mobiles, elle représente tout de même l'équivalent de 1 milliard de dollars de revenus, note le Wall Street Journal. Surtout, elle se prépare à ouvrir ses réseaux mobiles 4G, ce qui devrait continuer de stimuler la croissance des ventes de smartphones...et les processeurs, modems et puces de connectivités embarquées.

Par ailleurs, le groupe américain doit faire face à la montée de certains concurrents asiatiques comme MediaTek qui, après avoir occupé le terrain de l'entrée de gamme, se font plus visibles avec des offres positionnées plus haut et pouvant avoir le soutien des fabricants chinois.

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Vos commentaires

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Le #1569062
Après, si la publication de certaines vérités porte préjudice aux intérêts économiques de certaines multinationales, on s'en fout un peu, non ? Et le fait que chaque nation doive réfléchir à son indépendance technologique de façon plus sérieuse n'est pas une nouveauté, et est loin de ne concerner que la Chine.
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Anonyme
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