La virtualisation dans Red Hat Enterprise Linux 5
Le par Nicolas T.
La toute récente sortie de Red Hat Enterprise Linux 5 (RHEL5) qui intègre le système de virtualisation libre Xen est l'occasion de souligner l'émergence des solutions de virtualisation sur l'ensemble des systèmes d'exploitation.
Xen est le fruit de deux ans de travail collaboratif, supporté par Red Hat en collaboration avec IBM.La compagnie a ainsi réagi à la demande grandissante d'une solution de virtualisation sur ses serveurs, permettant d'optimiser l'utilisation de la puissance du processeur, en lançant simultanément de multiples instances du système d'exploitation, explique Ian Gray, vice-président des services de supports généraux.
Par ailleurs, Red Hat envisage l'utilisation de sa plate-forme dans les architectures orientées service (SOA), très en vogue actuellement. Rappelons que ces dernières visent à ne présenter à un système informatique que la fonctionnalité du service qu'il utilise, indépendamment des contraintes liées aux choix techniques de son implémentation (langage de programmation, serveur, base de données...).
Malgrès sa puissance et sa maturité, Xen à du souci à se faire.
Il est à noter que Xen est inclus au noyau Linux 2.6.18 de RHEL5 sous la forme d'un patch externe au noyau. Hors, depuis la version 2.6.20, Linux intègre une autre solution de virtualisation : KVM.
En effet, bien que plus jeune, et pour le moment moins performante, celle-ci à l'avantage de la simplicité, puisque son intégration se résume à l'ajout d'un simple module, réduisant ainsi l'impact sur le code du noyau Linux, et améliorant donc sa stabilité.
Complément d'information
-
La société Red Hat vient de nous informer de la disponibilité d'une nouvelle version de sa distribution open source Red Hat Enterprise Linux.
-
Prévue pour le début de l'année prochaine, la version finale viendra concurrencer la version serveur de SuSE, de la gamme de produits Novell.



Poser une question


Effectivement Nicolas, la virtualisation, par son optimisation des ressources, permettra rapidement de répartir les Systèmes d'Information sur moins de machines. Pour un gestionnaire de PARC, la virtualisation est une étape majeure (SUN est très prometteur sur ce domaine).
Tiens, c'est marrant, pour les sujets "vraiment" INFO, ça trolle beaucoup moins
john67 : Ca trolle beaucoup moins, et c'est d'autant plus interressant.
La virtualisation est un sujet que je connais très peu (un peu de vmware et c'est tout). D'ailleurs, je pensais qu'une instance virtualisée d'un OS était bien moins performante que le même OS fonctionnant en conditions "normales". Mais vos histoires de répartitions de ressources semblent dire le contraire.
Interressant. Un sujet technique et complet sur le sujet me passionnerait, d'autant plus que par définition je trouve le principe de virtualisation assez bluffant (au même titre que l'émulation, par exemple).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Virtualisation_(informatique)
La virtualisation hérite d'un grand nombre de connaissances liées à la mutualisation, la consolidation ou même plus récemment celles de fermes applicatives. Aborder ce sujet est donc assez déroutant. Toujours est-il qu'il faut rassembler plusieurs aspects matériels et logiciels.
En essayant de ne pas trop simplifier, il faut voir la virtualisation comme un partage de gateau: chaque ressource informatique peut être affectée avec un degré fin de fragmentation (CPU, mémoire, disques). A mon sens, l'exemple de faire tourner plusieurs OS différents sur une même machine, même s'il est utile pour certains (les intégrateurs notamment), reste anecdotique. Par contre, réserver 3 CPU pour une appli et 1 CPU pour une autre, avec des mémoires différentes et un cloisonnement parfait permet une combinaison de SI très intéressante en terme de gestion de ressource.
J'espère ne pas avoir trop simplifié l'approche pour les puristes, qui n'hésiteront pas à me corriger