Adoption d'IPv6: c'est laborieux
Le
Xavier Roche
Une étude récente effectuée par échantillonnage sur des hits (par)
google montre une adoption progressive du nouveau protocole IPv6, mais
part d'un niveau très bas. A ce rythme, on ne peut qu'être sceptique
vis-à-vis des deadlines annoncées pour 2011/2012.
"Evaluating IPv6 Adoption in the Internet"
http://www.pam2010.ethz.ch/papers/f...gth/15.pdf
La France est l'un des pays en pointe, mais c'est uniquement dû à un
seul opérateur, Free, qui offre depuis plusieurs mois le support IPv6
par un simple clic.
"Note the ASes in both tables are the same. 6 out of 7 ASes shown in
Table 1 and 2 are universities or research institutions. The only
exception - Free (AS12322) contributes to most of the French IPv6 native
hits (presented in Fig. 7)."
Les conclusions: un niveau encore très bas de connectivité, mais qui
monte de manière progressive, une lattence comparable à IPv4. Un des
facteurs d'adoption est la configuration par défaut des OS, ce qui n'est
guère surprenant.
google montre une adoption progressive du nouveau protocole IPv6, mais
part d'un niveau très bas. A ce rythme, on ne peut qu'être sceptique
vis-à-vis des deadlines annoncées pour 2011/2012.
"Evaluating IPv6 Adoption in the Internet"
http://www.pam2010.ethz.ch/papers/f...gth/15.pdf
La France est l'un des pays en pointe, mais c'est uniquement dû à un
seul opérateur, Free, qui offre depuis plusieurs mois le support IPv6
par un simple clic.
"Note the ASes in both tables are the same. 6 out of 7 ASes shown in
Table 1 and 2 are universities or research institutions. The only
exception - Free (AS12322) contributes to most of the French IPv6 native
hits (presented in Fig. 7)."
Les conclusions: un niveau encore très bas de connectivité, mais qui
monte de manière progressive, une lattence comparable à IPv4. Un des
facteurs d'adoption est la configuration par défaut des OS, ce qui n'est
guère surprenant.

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Un point assez rarement abordé.
Le VPN IP est assez courramment utilisé dans les réseaux de transport
(surtout MPLS) afin de réaliser une interconnexion IP entre plusieurs
sites distants.
Les adresses IP transmises par les CE des sites peuvent être privées,
et se recouvrir à condition que les sites ne soient pas dans le même
VPN.
La pénurie d'adresses ne serait donc pas aussi urgente qu'on le clame,
les étiquettes MPLS, C-VLAN, S-VLAN, B-VLAN y pallient largement.
Cordialement,
Michelot
Oui, mais ça reste de l'intranet. Quid des connexions entre deux
sociétés pour, par exemple, de la visio ?
De plus, l'un des soucis actuel est l'allocation d'IP pour les clients
finaux, chez les fournisseurs d'accès - on ne règlera pas le problème
par du NAT ou des réseaux privés.
Merci pour le rappel du terme. Intranet si les site clients sont de la
même organisation, extranet autrement.
Extranet à la demande ? il serait probable que le développement IPv6
soit plus rapide que celui de la signalisation automatique de client
vers opérateur (comme ASON).
Bien sûr, cela retarde l'urgence mais ne la supprime pas. Une parade
(temporaire ou non) pourra exister, celle de proposer de
l'interconnexion de niveau 2 : la mécanique PW n'en est qu'à ses
débuts.
Les normalisateurs réfléchissent sur le fait d'avoir un protocole (ou
une procédure) avec une adresse d'identification du client, et une
adresse d'acheminement par les réseaux opérateurs. Une dissociation
des exigences.
Cordialement,
Michelot
Xavier Roche a écrit :
Je crains hélas au contraire que certains FAI "règlent" le problème de
cette façon, au prétexte que cela suffit pour 95 % de l'usage
d'internet. D'après ce que j'ai pu lire, c'est déjà le cas dans
certaines région qui manquent cruellement d'adresses IPv4, comme en
Afrique ou en Asie, genre une adresse unique pour une université
entière. Avec l'émergence d'un accès internet à deux vitesses : un accès
NATé pas cher et un accès avec adresse publique, plus cher et réservé à
ceux qui auront les moyens ou ne pourront pas s'en passer. Et pour les
autres, on continuera dans la lancée des usines à gaz pour contourner
les limitations du NAT au niveau applicatif (STUN et compagnie).
En tout cas, hélas encore je ne suis pas surpris par la lenteur de
l'adoption d'IPv6. Après tout, rien n'a vraiment changé : l'IANA (ou
l'ICANN, je ne sais plus exactement) continue a allouer des blocs aux
RIR qui continuent à attribuer des adresses aux opérateurs, et la date
de l'épuisement des adresses disponibles est repoussée à chaque nouvelle
estimation. Moralité, pas plus de pression qu'avant sur les opérateurs,
et en tout cas pas de la part de leurs clients dont l'immense majorité
s'en fiche complètement, à supposer qu'elle soit au courant.
La prise en charge par les OS est un facteur important, mais il est déjà
acquis. Le gros du boulot, c'est encore et toujours les FAI et les CPE.
Free est une illustration frappante : il a la main sur la quasi-totalité
des CPE de ses clients puisqu'il met la Freebox à disposition sans
surcoût. Il lui était donc possible de mettre en place une solution
opérationnelle même sans le lourd investissement qu'aurait représenté la
mise à nouveau de tout son réseau pour être compatible IPv6.
A propos de Free encore, je suis en revanche agréablement surpris de la
proportion importante (5 % sauf erreur d'interprétation de ma part) des
utilisateurs ayant une connectivité IPv6, sachant que l'IPv6 n'est pas
activé par défaut si je ne m'abuse.
Et que l'IPv6 via free impose d'utiliser la freebox comme routeur avec
toutes ses limitations. Je suis chez free je n'ai pas k'IPv6 free pour
cette raison, mais un tunnel chez sixxs.
--
Le travail n'est pas une bonne chose. Si ça l'était,
les riches l'auraient accaparé