adsl en campagne pas pour demain
Le
sceadu
LETTRE @RT FLASH n°82 - Édition du 29 Janvier au 4 Février 2000
Editorial : Le monde rural est tenu à l'écart du développement des Nouvelles
Technologies
Dans quelques jours, le 31 janvier, des tonnes de dossiers vont être déposés
auprès de l'ART (Autorité de Régulation des Télécommunications) par les
nombreux candidats qui voudraient s'installer sur la boucle locale radio
(BLR) .Il est à craindre que, lors de l'ouverture des plis, il soit constaté
que les opérateurs s'engagent à équiper en boucle locale radio les seules
villes et agglomérations dont la population est supérieure à 30.000
habitants. En sachant que, dans notre Pays, la boucle locale radio ne peut
être, actuellement, en milieu diffus, que la seule alternative à la
classique paire de fils en cuivre de téléphone de France Télécom pour
disposer de hauts débits, cette annonce ne ferait que confirmer un mouvement
de fond qui se développe en France depuis quelques mois : le monde rural est
tenu à l'écart des Nouvelles Technologies. Ainsi, tour à tour, nous avons
appris dans ces dernières semaines que l'ADSL serait proposé par France
Télécom dans les 230 premières villes de France, que la télévision numérique
hertzienne ne pourrait être accessible que par 80 % des français. S'il se
confirmait dans ces prochains jours que la boucle locale radio n'était
déployée que dans les villes de plus de 30.000 habitants et si nous
apprenions ultérieurement que les relais portant la future norme UMTS, large
bande pour les téléphones portables, ne seraient construits que dans les
zones urbanisées, une réelle et grave question d'aménagement du territoire
serait alors posée.
En effet, dans quelques courtes années, moins de dix ans affirment les
personnes trop prudentes, dans cinq ans précisent les réalistes, l'accès aux
réseaux de télécommunications large bande sera aussi vital pour les
entreprises que peut l'être aujourd'hui l'électricité ou le téléphone. Comme
le métier de demain, si nous en recherchons une définition générique,
reposera essentiellement sur la capacité de chacun d'ajouter du savoir à un
signal, ceci signifie clairement qu'on ne pourra pas exercer ces métiers du
futur, soit dans son entreprise, soit chez soi, si l'on n'est pas relié à un
réseau large bande. Ceci voudrait dire, si nous ne réagissons pas
rapidement, alors que nous avons le privilège d'habiter le plus beau pays du
monde mais qui est aussi le plus grand pays d'Europe (France : 549.000 km²,
les deux Allemagne réunies : 357.000 km²) que nous prenons la décision de
laisser en dehors de l'avenir quelque 80 % de notre territoire et près de 20
% des français. Il ne faut pas laisser se créer une France à deux vitesses
car le fossé entre les inforiches et les infopauvres se creuserait si
rapidement qu'il serait très difficile à combler. Pour éviter ce
développement injuste de l'aménagement du territoire de la France qui
pourrait avoir des répercussions particulièrement graves sur le Monde Rural,
il est nécessaire que les Pouvoirs Publics prennent sans tarder la décision
de mettre en place toutes les technologies qui permettront d'irriguer l'
ensemble du territoire de notre Pays.
Il faut ainsi que les fréquences, qui sont une richesse particulièrement
rare, et qui supporteront la boucle locale radio soient attribuées dans un
souci profond d'aménagement du territoire. Ainsi, le spectre de fréquences
adapté au monde rural (fréquences adaptées à de plus longues distances
permettant l'amortissement des investissements dans des zones peu denses)
doit être attribué exclusivement à des opérateurs qui s'engagent à investir
dans le monde rural. Il aurait ainsi fallu que l'appel d'offres lancé par l'
ART différencie les fréquences attribuées pour la boucle locale radio, entre
celles affectées au monde urbain permettant des échanges plus denses mais
dans un rayon de 3 à 5 km seulement, et celles affectées au monde rural ne
permettant pas la même densité mais autorisant de connecter les utilisateurs
dans un rayon de 15 à 20 km autour de chaque relais. Ce n'est pas le choix
qui a été fait et c'est dommage. De son côté l'Etat, qui est le principal
actionnaire de France Télécom, pour remplir sa mission essentielle d'
Aménagement du Territoire, devrait demander à notre opérateur national d'
installer la technologie ADSL sur l'ensemble du territoire en apportant les
compensations financières qui seraient nécessaires. Ce n'est qu'ainsi que la
solidarité nationale pourrait pleinement s'exprimer dans des choix
technologiques qui joueront un rôle fondamental sur l'avenir des français.
René Trégouët
Sénateur du Rhône
Copyright 2000
Editorial : Le monde rural est tenu à l'écart du développement des Nouvelles
Technologies
Dans quelques jours, le 31 janvier, des tonnes de dossiers vont être déposés
auprès de l'ART (Autorité de Régulation des Télécommunications) par les
nombreux candidats qui voudraient s'installer sur la boucle locale radio
(BLR) .Il est à craindre que, lors de l'ouverture des plis, il soit constaté
que les opérateurs s'engagent à équiper en boucle locale radio les seules
villes et agglomérations dont la population est supérieure à 30.000
habitants. En sachant que, dans notre Pays, la boucle locale radio ne peut
être, actuellement, en milieu diffus, que la seule alternative à la
classique paire de fils en cuivre de téléphone de France Télécom pour
disposer de hauts débits, cette annonce ne ferait que confirmer un mouvement
de fond qui se développe en France depuis quelques mois : le monde rural est
tenu à l'écart des Nouvelles Technologies. Ainsi, tour à tour, nous avons
appris dans ces dernières semaines que l'ADSL serait proposé par France
Télécom dans les 230 premières villes de France, que la télévision numérique
hertzienne ne pourrait être accessible que par 80 % des français. S'il se
confirmait dans ces prochains jours que la boucle locale radio n'était
déployée que dans les villes de plus de 30.000 habitants et si nous
apprenions ultérieurement que les relais portant la future norme UMTS, large
bande pour les téléphones portables, ne seraient construits que dans les
zones urbanisées, une réelle et grave question d'aménagement du territoire
serait alors posée.
En effet, dans quelques courtes années, moins de dix ans affirment les
personnes trop prudentes, dans cinq ans précisent les réalistes, l'accès aux
réseaux de télécommunications large bande sera aussi vital pour les
entreprises que peut l'être aujourd'hui l'électricité ou le téléphone. Comme
le métier de demain, si nous en recherchons une définition générique,
reposera essentiellement sur la capacité de chacun d'ajouter du savoir à un
signal, ceci signifie clairement qu'on ne pourra pas exercer ces métiers du
futur, soit dans son entreprise, soit chez soi, si l'on n'est pas relié à un
réseau large bande. Ceci voudrait dire, si nous ne réagissons pas
rapidement, alors que nous avons le privilège d'habiter le plus beau pays du
monde mais qui est aussi le plus grand pays d'Europe (France : 549.000 km²,
les deux Allemagne réunies : 357.000 km²) que nous prenons la décision de
laisser en dehors de l'avenir quelque 80 % de notre territoire et près de 20
% des français. Il ne faut pas laisser se créer une France à deux vitesses
car le fossé entre les inforiches et les infopauvres se creuserait si
rapidement qu'il serait très difficile à combler. Pour éviter ce
développement injuste de l'aménagement du territoire de la France qui
pourrait avoir des répercussions particulièrement graves sur le Monde Rural,
il est nécessaire que les Pouvoirs Publics prennent sans tarder la décision
de mettre en place toutes les technologies qui permettront d'irriguer l'
ensemble du territoire de notre Pays.
Il faut ainsi que les fréquences, qui sont une richesse particulièrement
rare, et qui supporteront la boucle locale radio soient attribuées dans un
souci profond d'aménagement du territoire. Ainsi, le spectre de fréquences
adapté au monde rural (fréquences adaptées à de plus longues distances
permettant l'amortissement des investissements dans des zones peu denses)
doit être attribué exclusivement à des opérateurs qui s'engagent à investir
dans le monde rural. Il aurait ainsi fallu que l'appel d'offres lancé par l'
ART différencie les fréquences attribuées pour la boucle locale radio, entre
celles affectées au monde urbain permettant des échanges plus denses mais
dans un rayon de 3 à 5 km seulement, et celles affectées au monde rural ne
permettant pas la même densité mais autorisant de connecter les utilisateurs
dans un rayon de 15 à 20 km autour de chaque relais. Ce n'est pas le choix
qui a été fait et c'est dommage. De son côté l'Etat, qui est le principal
actionnaire de France Télécom, pour remplir sa mission essentielle d'
Aménagement du Territoire, devrait demander à notre opérateur national d'
installer la technologie ADSL sur l'ensemble du territoire en apportant les
compensations financières qui seraient nécessaires. Ce n'est qu'ainsi que la
solidarité nationale pourrait pleinement s'exprimer dans des choix
technologiques qui joueront un rôle fondamental sur l'avenir des français.
René Trégouët
Sénateur du Rhône
Copyright 2000

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Sénateur du Rhône
Copyright 2000
Phénomène grave dénoncé depuis quelques temps déjà ...
Bravo pour ce rappel ...
Mais les causes les plus justes sont ici souvent enterrés par les eternels
débay
J'ai bien peur que l'Etat se désengageant de plus en plus de tous ces
problèmes locaux, ce financement soit à la charge des collectivités locales
comme par exemple les conseils généraux. Dans le département 64 (Pyrénées
Atlantiques), une action est d'ailleurs menée pour équiper toutes les zones
rurales et la tâche s'avère assez lourde en particulier dans les zones de
montagne.
A+
Marcel
pélerin connecté au net, donc aucun intéret pour les rentrée financieres sur
un investisement
dans le haut jura ... ou ça ?
http://lamoura.free.fr
"christophe mazy" 1gbopf0.133p0e17kwwvsN%