La condamnation de “Rivarol” sur des bases staliniennes

Le
dlink
L’incroyable condamnation portée par la « Chambre [de répression] de la
presse » n’est pas un accident isolé. Elle est fondée sur une base
intellectuelle, morale et juridique dont l’anomalie, l’insolence,
l’arbitraire sont permanents. Et l’origine, oubliée, peut toutefois en
être connue. Elle est d’ailleurs énoncée dans la sentence.

* La base explicitement invoquée par le jugement, et sans laquelle tout
son édifice s‘écroule, ce sont « les articles 6 et 9 du statut du
Tribunal militaire international de Nuremberg résultant des accords de
Londres du 8 août 1945 signés par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la
France et l’URSS ». Et l’URSS, tiens donc !

Ces articles 6 et 9 donnent la définition d’un « crime contre l’humanité
» et du crime conjoint de « contestation » d’un crime contre l’humanité.
Ils ont reçu force de loi en France seulement en 1990, par la loi
Gayssot, et cela fut transcrit dans la « loi de 1881 sur la liberté de
la presse », sous la forme d’un « article 24 bis inséré après l’article
24 ».

* Lorsque cette loi Gayssot fut votée le 13 juillet 1990 par la majorité
alors socialo-communiste de l’Assemblée nationale, la droite minoritaire
condamna en termes catégoriques le fait stalinien de militariser la
justice, la liberté, le droit français en attribuant ainsi à un Tribunal
militaire le rôle de suprême autorité morale et métaphysique.

Les députés de la droite parlementaire, Toubon en tête, jurèrent
solennellement d’abolir, dès qu’ils reviendraient au pouvoir, cette loi
qu’ils déclaraient immonde. Revenus au pouvoir, ils n’en ont plus parlé.

* Est-ce par peur ? Le jugement condamnant Rivarol prend soin d‘énoncer
en toutes lettres que l’on « demeure libre de s’exprimer en faveur de
l’abrogation de telle ou telle loi ». Mais peut-on faire confiance à
cette pateline assurance ? Il semble que la droite parlementaire, même
majoritaire, n’en soit pas convaincue. Ce traité de Londres, établissant
un tribunal militaire en autorité morale et juridique, avait été signé
par l’URSS stalinienne : c’est qu’il était stalinien par son évidente
inspiration. C‘était la période où les grandes démocraties occidentales
étaient dans l’admiration du glorieux maréchal Staline. Il fallut tout
de même une majorité socialo-communiste, obtuse et fanatique, pour
arriver en 1990, c’est-à-dire avec quarante-cinq ans de retard, –
quarante-cinq ans d’hésitations et de réticences, – à faire, d’une
grotesque militarisation stalinienne du droit, un article 24 bis de la «
liberté » de la presse en France.

* La loi de 1881 n’avait pas besoin qu’on lui ajoutât cet article 24
bis. Si elle instaurait une complète liberté de la presse, elle
n’omettait pourtant pas de réprimer comme il se doit l’injure, la
diffamation et l’apologie du crime : elle suffisait donc à condamner
aussi l’apologie du crime contre l’humanité. Mais voilà : elle ne
confondait pas, elle n’assimilait pas une éventuelle contestation à une
apologie. L’innovation du militarisme stalinien en matière juridique,
c’est d’avoir fourni une base pour une définition des crimes et délits
susceptible d’une extension quasiment illimitée, comme dans les célèbres
« procès de Moscou ». Si bien que le délit d’opinion, qui avait été
supprimé par la loi de 1881, s’est trouvé rétabli à l’intérieur même de
cette loi : comme un ricanement pour signer le coup.

* L’extensibilité indéfinie de l’inculpation pour apologie du crime
permet à la sentence de la « Chambre [de répression] de la presse »
d’aller sans rougir jusqu‘à incriminer comme coupable d’apologie toute
tentative d’« instiller un doute » ou de s’exprimer « sous une forme
dubitative », ce qui a l’avantage de permettre une chasse aux intentions
supposées perverses. Il suffit d’ailleurs de sévir une fois de temps en
temps pour provoquer une paralysante intimidation générale. Mais quand
même, quand même ! pas au point de pousser Jean d’Ormesson à nous
assurer qu’il ne rencontre jamais aucune limite à son entière liberté
d’expression.
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Le #15871991
dlink wrote:




un torche cul et encore
Vladimir
Le #15893881
On 13 fév, 16:52, dlink
L'incroyable condamnation portée par la << Chambre [de répression] de la
presse >> n'est pas un accident isolé. Elle est fondée sur une base
intellectuelle, morale et juridique dont l'anomalie, l'insolence,
l'arbitraire sont permanents. Et l'origine, oubliée, peut toutefois en
être connue. Elle est d'ailleurs énoncée dans la sentence.

* La base explicitement invoquée par le jugement, et sans laquelle tout
son édifice s'écroule, ce sont << les articles 6 et 9 du statut du
Tribunal militaire international de Nuremberg résultant des accords de
Londres du 8 août 1945 signés par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la
France et l'URSS >>. Et l'URSS, tiens donc !

Ces articles 6 et 9 donnent la définition d'un << crime contre l'humanit é
>> et du crime conjoint de << contestation >> d'un crime contre l'humanit é.
Ils ont reçu force de loi en France seulement en 1990, par la loi
Gayssot, et cela fut transcrit dans la << loi de 1881 sur la liberté de
la presse >>, sous la forme d'un << article 24 bis inséré après l'ar ticle
24 >>.

* Lorsque cette loi Gayssot fut votée le 13 juillet 1990 par la majorit é
alors socialo-communiste de l'Assemblée nationale, la droite minoritaire
condamna en termes catégoriques le fait stalinien de militariser la
justice, la liberté, le droit français en attribuant ainsi à un Trib unal
militaire le rôle de suprême autorité morale et métaphysique.

Les députés de la droite parlementaire, Toubon en tête, jurèrent
solennellement d'abolir, dès qu'ils reviendraient au pouvoir, cette loi
qu'ils déclaraient immonde. Revenus au pouvoir, ils n'en ont plus parl é.

* Est-ce par peur ? Le jugement condamnant Rivarol prend soin d'énoncer
en toutes lettres que l'on << demeure libre de s'exprimer en faveur de
l'abrogation de telle ou telle loi >>. Mais peut-on faire confiance à
cette pateline assurance ? Il semble que la droite parlementaire, même
majoritaire, n'en soit pas convaincue. Ce traité de Londres, établissa nt
un tribunal militaire en autorité morale et juridique, avait été sig né
par l'URSS stalinienne : c'est qu'il était stalinien par son évidente
inspiration. C'était la période où les grandes démocraties occiden tales
étaient dans l'admiration du glorieux maréchal Staline. Il fallut tout
de même une majorité socialo-communiste, obtuse et fanatique, pour
arriver en 1990, c'est-à-dire avec quarante-cinq ans de retard, -
quarante-cinq ans d'hésitations et de réticences, - à faire, d'une
grotesque militarisation stalinienne du droit, un article 24 bis de la <<
liberté >> de la presse en France.

* La loi de 1881 n'avait pas besoin qu'on lui ajoutât cet article 24
bis. Si elle instaurait une complète liberté de la presse, elle
n'omettait pourtant pas de réprimer comme il se doit l'injure, la
diffamation et l'apologie du crime : elle suffisait donc à condamner
aussi l'apologie du crime contre l'humanité. Mais voilà : elle ne
confondait pas, elle n'assimilait pas une éventuelle contestation à un e
apologie. L'innovation du militarisme stalinien en matière juridique,
c'est d'avoir fourni une base pour une définition des crimes et délits
susceptible d'une extension quasiment illimitée, comme dans les célè bres
<< procès de Moscou >>. Si bien que le délit d'opinion, qui avait ét é
supprimé par la loi de 1881, s'est trouvé rétabli à l'intérieur même de
cette loi : comme un ricanement pour signer le coup.

* L'extensibilité indéfinie de l'inculpation pour apologie du crime
permet à la sentence de la << Chambre [de répression] de la presse >>
d'aller sans rougir jusqu'à incriminer comme coupable d'apologie toute
tentative d'<< instiller un doute >> ou de s'exprimer << sous une forme
dubitative >>, ce qui a l'avantage de permettre une chasse aux intentions
supposées perverses. Il suffit d'ailleurs de sévir une fois de temps e n
temps pour provoquer une paralysante intimidation générale. Mais quand
même, quand même ! pas au point de pousser Jean d'Ormesson à nous
assurer qu'il ne rencontre jamais aucune limite à son entière libert é
d'expression.



:::::
Pourquoi s'en prendre à Staline alors que vous subissez la dictature
d'Usraël? Réfléchissez un peu à l'identité de votre Ennemi.
casagui
Le #15893151
"dlink" news:fov3nk$huf$

L’incroyable condamnation portée par la « Chambre



Voila ce qu'est Rivarol :

http://www.resistances.be/reynouard05.html
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