Correcteur grammatical word 2007 : corrigera ou corrigera pas ?

Le
wma imperator
Salut à tous !

J'aimerais vous partager une drôle d'expérience que j'ai eu à vivre e=
n
usant intensivement du correcteur grammatical de Word 2007. Selon
toute apparence, en fonction de la complexité et de la nature
syntaxique de la phrase, il peut ne pas proposer une correction là où,
"en temps normal", il en proposerait une.

J'explicite mieux ladite expérience sur la page suivante :
http://ktcarnet.afrikblog.com/archives/2008/10/22/11049843.html
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Anacoluthe
Le #17613731
Bonjour !

'wma imperator' nous a écrit ...
J'aimerais vous partager une drôle d'expérience



J'explicite mieux ladite expérience sur la page suivante :
http://ktcarnet.afrikblog.com/archives/2008/10/22/11049843.html



Euh drôle, je ne sais pas si Thierry va trouver ça drôle :-D ))

Tiens le vérificateur est myope : il ne voit bien que de près !!

Anacoluthe
« La grammaire est une chanson douce. »
- Erik ORSENNA
Thierry Fontenelle [MSFT]
Le #17617571
Bonjour WMA Imperator,

Merci pour cette liste intéressante. Je me souviens de celle que vous aviez
postée sur notre blog il y a 2 ans environ, assez semblable, lorsque vous
remarquiez que le correcteur n’est pas en mesure de repérer toutes les
erreurs. C’est effectivement vrai et la réponse que j’avais fournie à
l’époque est toujours valable. L’outil ne repère pas un certain nombre
d'erreurs réelles, telles que celle que vous mentionnez parce qu’il se
concentre notamment sur une liste des fautes les plus fréquentes et ne tente
donc pas de corriger toutes les fautes possibles qu’un utilisateur pourrait
commettre. Tout est donc question de « design », si je puis m’exprimer ainsi
: souhaite-t-on un correcteur qui donne l’impression de pouvoir tout
corriger, mais se trompe 15 ou 20 fois plus souvent dans son diagnostic (au
point d’encourager l’utilisateur à le débrancher), ou un outil plus précis
dans son jugement, mais dont on sait qu’il ne pourra pas tout repérer ? Cruel
dilemme pour les concepteurs d’outils aussi complexes à développer. Comme
l’avait souligné en son temps Jean Véronis
(http://aixtal.blogspot.com/2005/10/ortograf-repart-chez-microsoft.html), «
il est difficile d'améliorer les choses sans déclencher de fausses alertes,
qui sont généralement mal acceptées par les utilisateurs. »

Le correcteur actuel repose sur un analyseur syntaxique qui, comme tous les
outils de ce genre (qu’ils soient développés dans les labos universitaires
les plus à la pointe ou dans un groupe comme le nôtre) connait des limites.
Plus la phrase est complexe, plus elle est difficile à analyser (il y a
souvent une explosion des possibilités d’analyses due à la polysémie, au fait
que des mots peuvent être des verbes ou des noms ou des adjectifs, etc). Si
l’analyse en profondeur est difficile (trop de subordonnées relatives
enchâssées, trop de phrases coordonnées, des incises qui rompent la structure
de la phrase, comme dans certains de vos exemples, etc.), l’analyseur atteint
ses limites, ce qui fait que nous préférons ne rien souligner plutôt que de
souligner à tort et à travers et nous tromper dans notre jugement. Question
de design, comme je le disais plus haut. Le compromis entre « rappel »
(comment identifier le plus grand nombre possible de vraies erreurs) et «
précision » (comment ne pas se tromper en soulignant une structure qui est
correcte) est un exercice très difficile, comme vous le confirmera tout
linguiste informaticien (ni le rappel ni la précision n’atteignent 100%, que
ce soit dans les logiciels commerciaux ou dans les analyseurs académiques).

A propos, le correcteur me souligne bien la faute dans l’emploi des
majuscules de « qui » dans votre exemple : Voici un bandit de haut vol. qui
peut lui résister ?

Cela dit, encore merci pour cette liste très utile. Je vous encourage aussi
à lire l’interview suivante, où j’ai essayé de parler de ces difficultés
lorsque l’on tente d’augmenter la gamme des erreurs qu’on peut repérer tout
en restant le plus précis possible :
http://www.enseignons.be/actualites/pedagogique/index.php/2006/05/13/89-correcteurs-orthographiques

La conclusion que j’avais donnée à l’époque est toujours valable : Il serait
vain de croire (et intellectuellement malhonnête d’affirmer) que les
correcticiels peuvent tout corriger. Les recherches montrent que plus on
détecte des erreurs, plus on court aussi le risque de se tromper : ces
fausses alertes irritent alors l’utilisateur qui est tenté de se passer de
cette fonction pourtant bien utile.

Bien à vous,

Thierry Fontenelle [MSFT]
Microsoft Natural Language Group




"wma imperator" wrote:

Salut à tous !

J'aimerais vous partager une drôle d'expérience que j'ai eu à vivre en
usant intensivement du correcteur grammatical de Word 2007. Selon
toute apparence, en fonction de la complexité et de la nature
syntaxique de la phrase, il peut ne pas proposer une correction là où,
"en temps normal", il en proposerait une.

J'explicite mieux ladite expérience sur la page suivante :
http://ktcarnet.afrikblog.com/archives/2008/10/22/11049843.html



Circ
Le #17621541
Bonjour


Après mûre réflexion, Thierry Fontenelle [MSFT] a écrit :
Bonjour WMA Imperator,

Merci pour cette liste intéressante. Je me souviens de celle que vous aviez
postée sur notre blog il y a 2 ans environ, assez semblable,



No comment !...


lorsque vous
remarquiez que le correcteur n’est pas en mesure de repérer toutes les
erreurs. C’est effectivement vrai et la réponse que j’avais fournie à
l’époque est toujours valable.




Re-no comment !...



Les critiques se nourrissent de la soupe que nous leur avons préparée.
Mais ils crachent dedans. Ca leur fait des digestions aigres. (Gabriel
Chevalier)

L’outil ne repère pas un certain nombre
d'erreurs réelles, telles que celle que vous mentionnez parce qu’il se
concentre notamment sur une liste des fautes les plus fréquentes et ne tente
donc pas de corriger toutes les fautes possibles qu’un utilisateur pourrait
commettre. Tout est donc question de « design », si je puis m’exprimer ainsi
souhaite-t-on un correcteur qui donne l’impression de pouvoir tout


corriger, mais se trompe 15 ou 20 fois plus souvent dans son diagnostic (au
point d’encourager l’utilisateur à le débrancher), ou un outil plus précis
dans son jugement, mais dont on sait qu’il ne pourra pas tout repérer ? Cruel
dilemme pour les concepteurs d’outils aussi complexes à développer. Comme
l’avait souligné en son temps Jean Véronis
(http://aixtal.blogspot.com/2005/10/ortograf-repart-chez-microsoft.html), «
il est difficile d'améliorer les choses sans déclencher de fausses alertes,
qui sont généralement mal acceptées par les utilisateurs. »

Le correcteur actuel repose sur un analyseur syntaxique qui, comme tous les
outils de ce genre (qu’ils soient développés dans les labos universitaires
les plus à la pointe ou dans un groupe comme le nôtre) connait des limites.
Plus la phrase est complexe, plus elle est difficile à analyser (il y a
souvent une explosion des possibilités d’analyses due à la polysémie, au fait
que des mots peuvent être des verbes ou des noms ou des adjectifs, etc). Si
l’analyse en profondeur est difficile (trop de subordonnées relatives
enchâssées, trop de phrases coordonnées, des incises qui rompent la structure
de la phrase, comme dans certains de vos exemples, etc.), l’analyseur atteint
ses limites, ce qui fait que nous préférons ne rien souligner plutôt que de
souligner à tort et à travers et nous tromper dans notre jugement. Question
de design, comme je le disais plus haut. Le compromis entre « rappel »
(comment identifier le plus grand nombre possible de vraies erreurs) et «
précision » (comment ne pas se tromper en soulignant une structure qui est
correcte) est un exercice très difficile, comme vous le confirmera tout
linguiste informaticien (ni le rappel ni la précision n’atteignent 100%, que
ce soit dans les logiciels commerciaux ou dans les analyseurs académiques).

A propos, le correcteur me souligne bien la faute dans l’emploi des
majuscules de « qui » dans votre exemple : Voici un bandit de haut vol. qui
peut lui résister ?

Cela dit, encore merci pour cette liste très utile. Je vous encourage aussi
à lire l’interview suivante, où j’ai essayé de parler de ces difficultés
lorsque l’on tente d’augmenter la gamme des erreurs qu’on peut repérer tout
en restant le plus précis possible :
http://www.enseignons.be/actualites/pedagogique/index.php/2006/05/13/89-correcteurs-orthographiques

La conclusion que j’avais donnée à l’époque est toujours valable : Il serait
vain de croire (et intellectuellement malhonnête d’affirmer) que les
correcticiels peuvent tout corriger. Les recherches montrent que plus on
détecte des erreurs, plus on court aussi le risque de se tromper : ces
fausses alertes irritent alors l’utilisateur qui est tenté de se passer de
cette fonction pourtant bien utile.

Bien à vous,

Thierry Fontenelle [MSFT]
Microsoft Natural Language Group




"wma imperator" wrote:

Salut à tous !

J'aimerais vous partager une drôle d'expérience que j'ai eu à vivre en
usant intensivement du correcteur grammatical de Word 2007. Selon
toute apparence, en fonction de la complexité et de la nature
syntaxique de la phrase, il peut ne pas proposer une correction là où,
"en temps normal", il en proposerait une.

J'explicite mieux ladite expérience sur la page suivante :
http://ktcarnet.afrikblog.com/archives/2008/10/22/11049843.html





wma imperator
Le #17624391
Bonsoir, Monsieur Thierry !

Ce que je vais écrire ici n'engage que moi (ce qui, malheureusement,
vous le verrez et vous l'avez déjà dit, n'est pas l'avis du plus grand
nombre d'utilisateurs de Word, ni le vôtre d'ailleurs) : je préfère d e
loin un correcteur qui souligne systématiquement en vert les fautes
potentielles, y compris les vraies, qu'un correcteur qui ne souligne
rien. Autrement dit, mieux vaut un excès de fausses alertes qu'un
défaut de détection d'erreurs véritabales.

Ainsi, comme il y a deux ans, je persiste et je signe : le correcteur
grammatical de Word 2000 était et reste le meilleur. Je parie qu'il
détecterait plusieurs fautes dans les exemples que j'ai cités dans la
page en lien (je n'ai plus cette version de Word avec moi pour faire
le test. Dommage !).

Ceci dit, c'est toujours un immense plaisir de vous lire et je suis
très flatté que ce soit une personne de chez Microsoft qui réponde à
ce message. Sincèrement, sans arrière-pensée ni ironie quleconques,
j'apprécie énormément votre sens de l'écoute (pour ne pas dire de l a
réponse écrite...) et votre disponibilité. Au plaisir de vous lire
très bientôt !

Bien à vous !
Anacoluthe
Le #17625581
Bonjour !

'wma imperator' nous a écrit ...
Ainsi, comme il y a deux ans, je persiste et je signe : le correcteur
grammatical de Word 2000 était et reste le meilleur. Je parie qu'il
détecterait plusieurs fautes dans les exemples que j'ai cités dans la
page en lien



Il en détecte un peu mais il ne détecte pas certaines fautes détectées par
WD2007. Pour moi le vérificateur de WD2007 est meilleur que celui de WD2000.

Comme la /majorité/ des utilisateurs (vous pensez bien que MS
a étudié la question !!) je suis bien plus 'déstabilisé' par un
signalement erroné que par une absence de signalement.

J'imagine qu'un correcteur ou un relecteur comme il en existe
dans l'édition souhaiterait comme vous l'inverse pour être certain
de ne pas passer à côté d'une erreur, au risque d'avoir à rectifier
des signalements excessifs.

Aucun correcteur ne pouvant être parfait à ce jour, je trouve
que l'orientation prise par MS de limiter les fausses alertes
est la plus pertinente pour l'utilisateur commun de ce produit
grand public.

Dans l'optique qui est la vôtre du 'zéro faute', je pense qu'il faut
se tourner alors vers des correcteurs tiers spécialisés et assistés
de tous les outils permettant l'application la plus juste des règles.

Si la technologie des correcteurs et la puissance des machines
le permettent, on pourrait imaginer des correcteurs 'réglables'
selon la tolérance aux fautes et aux fausses fautes.

Anacoluthe
« La grammaire est une chanson douce. »
- Erik ORSENNA
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