Détournement clair et net des lois, sur la forme (psychothérapeutes devenant psychopraticiens...)

Le
xenufrance
Les pseudo-thérapeutes qui n'ont pas réussi à obtenir le titre de
psychothérapeutes, désormais réservé selon diverses conditions légales
d'ailleurs pas assez contraignantes, ont décidé désormais de contourner la
loi: ils se feront appeler des psychopraticiens.

http://www.formation-therapeute.com/metier/psychopraticien.html

Ca fait penser au détournement similaire des lois portant sur l'appelation
de "médecin": les zozos et zozottes qui vendent des médecines parralèles ne
vendent pas de la médecine.
Ils bradent seulement de la médecine complémentaire, parallèle, douce,
ayurvédique, chinoise, etc. etc.

Dommage que les lois soient si formelles, au lieu d'être davantage sensibles
au fond des affaires qui sont soumises aux juges.
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Nietsnie
Le #23781611
Le 22/09/2011 12:09, xenufrance a écrit :
Les pseudo-thérapeutes qui n'ont pas réussi à obtenir le titre de
psychothérapeutes, désormais réservé selon diverses conditions légales
d'ailleurs pas assez contraignantes, ont décidé désormais de contourner la
loi: ils se feront appeler des psychopraticiens.

http://www.formation-therapeute.com/metier/psychopraticien.html

Ca fait penser au détournement similaire des lois portant sur l'appelation
de "médecin": les zozos et zozottes qui vendent des médecines parralèles ne
vendent pas de la médecine.



La terminologie médecine n'est pas définie par la loi mais par l'usage.
Une très bonne source :

http://www.cnrtl.fr/definition/m%C3%A9decine

Ils bradent seulement de la médecine complémentaire, parallèle, douce,
ayurvédique, chinoise, etc. etc.



Gonnet n'a pas lu ce texte du Comité d'Ethique du Conseil de l'Ordre des
Médecins de la Côte d'Or :

http://www.retrouversonnord.be/A_Medecines_mutliples_Devoir_Medical_Unique.JPG

Dommage que les lois soient si formelles, au lieu d'être davantage sensibles
au fond des affaires qui sont soumises aux juges.



Ah ? Texte assez incompréhensible, complètement idiot sur le fond, à ce
qu'on peut en capter.

--
Jean Claude Pinoteau
Baudouin Labrique
Le #23783521
On 22 sep, 14:06, Nietsnie Sur ce point de contournement de la loi, je rejoins M. Gonnet

Extrait de mon livre :


« Usage abusif des termes de thérapeute et praticien

L’utilisation de l’appellation de thérapeute ou praticien (1) en tell e
approche constitue un détournement abusif de titres : l’adjonction
d’une quelconque spécialité à de tels termes, comme par exemple, da ns
le problématique libellé de thérapeute ou praticien en décodage
biologique (2) …

Pour remédier à une telle situation, il me semble qu’il est inutile d e
vouloir légiférer la psychothérapie en se confinant à protéger le
titre de psychothérapeute ; Sandrine Mathen, analyste au Ciaosn (3)
le préconise pourtant, croyant qu’on pourra ainsi « lutter contre les
dangers que représentent ces spécialistes agissant au nom de la
biologie totale », sous prétexte que rien ne les empêchait jusque-l à
de « s’autoproclamer psychothérapeutes » (4) .

Ce qu’elle dit est en phase avec ce que relayent en chœur les médias ;
pourtant, s’appelant thérapeutes ou praticiens en décodage biologique
(5), ces derniers continueront à se nommer ainsi, même si le titre de
psychothérapeute devenait protégé. Rien ne sera vraiment résolu
puisqu’ils pourront continuer à exercer dans les faits la
psychothérapie.

C’est d’ailleurs ce qui se passe déjà en France suite à la
promulgation du décret d’application de la loi réglementant le port d u
titre de psychothérapeute : l’appellation psypraticien ou
psychopraticien a vu le jour très rapidement (6), offrant de continuer
à exercer dans les faits la psychothérapie, en échappant donc aux
dispositions très controversées du décret.

Il faudrait plutôt protéger les titres de thérapeute et de praticien,
en réservant strictement leur usage à ce qui leur est dévolu
traditionnellement, évitant ainsi d’induire les gens en erreur ; il
faudrait aussi obliger tout accompagnant sur le plan psychologique à
respecter un code pointu de déontologie (7).
Les observations précédentes révèlent déjà des sources de dér ives : en
se proclamant par exemple, thérapeutes ou praticiens en tel ou tel
domaine, certains croient pouvoir s’affranchir du respect des règles
de déontologie propres à la psychothérapie qu’ils pratiquent pourta nt
dans les faits. »

(1) Ceux qui en font un usage abusif pratiquent dans un domaine qui
n’a fait l’objet, la plupart du temps, d’aucune étude sérieuse, n e fût-
ce qu’empirique, comme par exemple dans le cas de la Germanique
Nouvelle Médecine et de la Biologie Totale (abordées dans les
chapitres 6 et 7).
(2) infra p. 92.
(3) Centre d’information et d’avis sur les organisations sectaire
nui-sibles (http://www.ciaosn.be).
(4) http://www.ccmm.asso.fr/spip.php?article3031.
(5) Point développé infra p. 92.
(6) Le décret d’application de la loi relative à l’usage du titr e
de psychothérapeute a été publié le 20 mai 2010 au Journal Officiel .
(7) L’auteur du présent livre projette de faire avancer la
législation belge sur ces points.
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